dimanche 10 octobre 2010

L’info du dimanche : Gardanne contrôlé pour ses boues rouges

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Dimanche 10 octobre 2010 :
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La rubrique dominicale de mon blog, « l’info du dimanche », cette information locale, régionale ou nationale glanée dans la presse et qui m’a fait bondir de colère ou de joie durant la semaine.
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L’info du dimanche a aujourd’hui pour cadre encore une fois le problème en suspend de l’usine Rio-Tinto Alcan de Gardanne et sa production de boues rouges dans le cadre de sa production d’alumine. Hier, je parlais de la fameuse canalisation qui permet à l’usine d’effectuer des rejets au large de l’ile de Riou, aujourd’hui je reprends une dépêche AFP révélant que l’usine va faire l’objet d’un contrôle.

Bonne lecture
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Boues rouges : Jouanno demande le contrôle d'une usine française
LEMONDE.FR | 07.10.10 | 21h19 • Mis à jour le 08.10.10 | 09h29
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La secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno, a demandé, jeudi 7 octobre, un "nouveau contrôle" de l'unique usine française de traitement de minerai de bauxite produisant des boues rouges, située à Gardanne (Bouches-du-Rhone), après l'accident industriel survenu en Hongrie qui a vu plus d'un million de mètres cubes de boue rouge toxique se déverser lundi. Cette installation, en place depuis 1893 et aujourd'hui exploitée par la société Rio Tinto, fait l'objet d'un suivi régulier, a précisé le cabinet de Mme Jouanno dans un communiqué.
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"Une partie des résidus de bauxite est lavée et diluée dans de l'eau avant d'être envoyée dans une fosse sous-marine à sept kilomètres des côtes", a expliqué le cabinet de la secrétaire d'Etat. "Ces rejets font l'objet d'un suivi périodique de l'impact environnemental réalisé par un Comité de suivi scientifique ad hoc et la canalisation est régulièrement inspectée", a-t-on ajouté de même source. "Après plus de dix années d'investigations, ce comité scientifique considère que ces rejets ne présentent pas d'effet toxique sur la faune en place", ajoute le cabinet.
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"L'autre partie des résidus est stockée à terre, derrière un barrage de rétention (...). Le stockage se fait sous une forme beaucoup moins liquide qu'en Hongrie et après un traitement de neutralisation, réduisant ainsi le risque", selon ce communiqué. La stabilité de la digue est contrôlée deux fois par an. "Le dernier contrôle a ainsi été réalisé à l'été 2010 et démontre le bon état et la sécurité des installations", selon le secrétariat d'Etat à l'écologie.
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AFP
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samedi 9 octobre 2010

Cassis et les boues rouges

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Samedi 9 octobre 2010 :
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J’ai lu ici et là quelques avis concernant la catastrophes hongroises des boues rouges. Parmi ces réactions, celle de Yann Wherling : « La pollution en Hongrie touche et affecte tous les européens. Les images tristes, sombres et inquiétantes venues de Hongrie viennent toucher au coeur tous les européens et nous invitent plus que jamais à la vigilance industrielle et environnementale

Ces déferlements de « boues toxiques » mettent en lumière que la mise aux normes des installations à risques dans les anciens pays de l'Est n'est toujours pas aboutie.

Je demande donc à la Commission européenne un état des lieux de la sécurisation de ces installations classées dans l'ensemble de l'Union, des retards dans la mise en conformité dont des conséquences sont dramatiques pour les populations et les écosystèmes.

Par ailleurs nous appelons dès aujourd’hui à l’ouverture d’une information européenne transparente, sur la dissémination des polluants à travers le Danube, les fleuves d’Europe, les nappes phréatiques et les résidus dans les eaux de ruissellements afin que de nouveaux drames comme celui-ci ne puissent se reproduire. »

Mais la Hongrie n’est pas la seule au prise avec ce problème Au large de Cassis, une canalisation déverse depuis plus de quarante ans les résidus produits après le traitement de la bauxite par l’usine Rio-Tinto Alcan (ex Aluminium Pechiney) de Gardanne. De 1,04 millions de tonnes annuelles déversées en 1967, les rejets sont tombés à 237000 tonnes en 2008 (alors que la capacité actuelle de l’usine de Gardanne est de 700 000 tonnes d’alumine par an et qu’il faut 2 tonnes de bauxite pour produire une tonne d’alumine).

La question se pose donc de connaître le devenir des boues rouges produites par l’usine de Gardanne. Depuis 1966, les résidus sont conduits à la mer par un sea-line. La canalisation, longue de 45 kilomètres, va de Gardanne à Port Miou (près de Cassis) en passant par Roquevaire et Aubagne. Elle est en partie enterrée, en partie aérienne quand elle emprunte un tracé ferroviaire. Elle est prolongée par une canalisation sous-marine d'environ huit kilomètres. Elle s'interrompt en bordure de la fosse de Cassidaigne où une forte déclivité favorise l'écoulement des résidus vers le fond, à 2 400 mètres. (1)

Cette canalisation est sous haute surveillance : « Des patrouilles sont organisées tous les jours sur l’ensemble de la canalisation », rassure le directeur. « Environ cinq cents interventions sont réalisées chaque année sur la partie terrestre ». Les sept kilomètres immergés « sont vérifiés tous les cinq ans, comme nous y oblige la loi ». Au final, « les résultats sont positifs : le tuyau est en bonne condition et n’a pas de marques de corrosion ». (2)

Ce déversage n’a plus que cinq ans à exister. En effet, en 2015, il sera interdit de déverser les déchets dans la mer.

En attendant, il y a de nouveau de quoi s’inquiéter !

(1) « Pourquoi l'alumine a-t-elle été effacée de Marseille? », Rives méditerranéennes [En ligne], 4 | 2000, mis en ligne le 22 juillet 2005 URL : http://rives.revues.org/index73.html

(2) «Cassis : le port, les calanques et ses boues rouges » - La Marseillaise du 6 aout 2008
URL :http://www.lamarseillaise.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=13417&Itemid=35

jeudi 7 octobre 2010

Réflexions : Les Pins au coeur du projet de ville

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Vendredi 8 octobre 2010 :
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La suite de mon travail sur Vitrolles avec aujourd’hui au programme le projet de rénovation urbaine, les CUCS et un point focal plus particulier sur le quartier des Pins. Si vous voulez lire les autres sujets abordés, je vous propose de cliquer sur le lien suivant :
« réflexions subjectives sur Vitrolles ».
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Avant toute chose, je tiens à féliciter Marie d’Hombres pour son remarquable travail sur le quartier des Pins avec son ouvrage « Une ville, cent histoires » ouvrage qui m’a bien aidé pour l’écriture de ce chapitre plus particulièrement consacré aux Pins.
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Vitrolles et ses quartiers
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Vitrolles et ses quartiers, une longue, vieille et houleuse histoire. Les quartiers ne peuvent être dissociés de Vitrolles car ils forment la ville. On ne peut envisager l’une sans les autres, pour le meilleur ou pour le pire ; et vice-versa.
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Ainsi, de tout temps, les municipalités qui se sont succédées à la tête de la commune ont pris le plus grand soin des quartiers, que ce soit au début, avec la « Cité rose » ou ensuite avec les quartiers sud. Il en allait de leur devenir et elles le savaient.
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Une seule exception à cette solide attention : la période Mégret.
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Les années d’extrême-droite (1997-2002) ont amené Vitrolles à délaisser ses quartiers, voire même à les vilipender. Il y avait les bons et les mauvais quartiers, les uns étaient aidés, les autres délaissés. Pire, cette politique trouva son apogée dans une intervention de Bruno Mégret réclamant, ni plus ni moins, que le détachement de Vitrolles du quartier des Pins. La conséquence directe d’une telle orientation a été une politique de la ville des plus minimaliste qui n’a pas été sans conséquence sur la qualité de vie dans les quartiers, sur la qualité des services publics s’y trouvant, sur l’image même de ces quartiers.
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Le retour en 2002 à la tête de la municipalité d’une coalition hétéroclite de circonstance mais penchant franchement à gauche, menée par Guy Obino, a permis de transformer cette politique en déliquescence en une « arme » affutée permettant aux habitants de ces quartiers laissés cinq ans à l’abandon de retrouver une vie plus adaptée à la société du XXIème siècle.
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Une vraie politique de la ville
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Ce retour à une normalité politique certaine, permit à Vitrolles d’envisager et enfin de construire une vraie politique de la ville. Disons le tout net : que l’on soit d’accord ou non avec les orientations politiques insufflées par la municipalité à cette occasion, on ne peut nier le principal avantage qu’elle avait : celui d’exister.
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La politique de la ville joue un rôle majeur dans l’organisation municipale. Elle est garante du projet urbain, économique et social en faveur des quartiers. C’est aussi elle qui permet de stabiliser les tensions et éviter les explosions sociales. Une bonne politique de la ville va atténuer les problèmes, grâce aux avantages et aux débouchés qu’elle offre. En d’autre terme, elle permet à l’espoir dans l’avenir de perdurer et de se développer.
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Pour être tout à fait objectif, je suis dans l’obligation de reconnaître que c’est probablement cette politique qui permit à Vitrolles de rester en marge des émeutes qui ont secoué la France en 2005 et 2007.
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A ce propos, je ferais une brève digression : en 2006 le premier ministre demande au Centre d’Analyse Stratégique un rapport pour essayer de comprendre les émeutes qui s’étaient déroulées à l’automne 2005 avec les funestes conséquences que l’on connaît. Le C.A.S. prit quelques villes emblématiques en exemple pour essayer de comprendre ce processus complexe dont Aulnay-Sous-Bois, l’une des villes à la pointe des émeutes. Ce rapport démontre de manière flagrante que les quartiers où les dégradations et les échauffourées ont été les plus importantes sont les quartiers où le tissu associatif social de proximité était le plus faible et où la ville d’Aulnay était le moins engagée dans sa politique de la ville. Pour être plus précis, ces émeutes ont touché plus durement les quartiers où les associations « nationales » opéraient (restos du cœur, secours populaire, SAMU social) et où les intervenants et présidents habitaient à l’extérieur, que les quartiers hébergeant des associations locales avec des présidents, des animateurs, des moniteurs, des bénévoles bien implantés dans les lieux et où le maillage était le plus fort.
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Dans ce contexte, il est impératif que la politique de la ville proposée par Vitrolles, soit obligatoirement la plus proche possible des habitants et implique fortement ces mêmes habitants. Il en va de la stabilité sociale et nous avons vu dans les chapitres précédant de cette étude que les voyants sociaux de notre ville sont loin d’être tous au vert !
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Le constat que l’on peut tirer de la politique de la ville menée actuellement sur Vitrolles montre que la commune bénéficie d’un point d’ancrage fort par la qualité du partenariat qu’elle a su développer et des outils partagés qui ont été définis. Reste maintenant à savoir si ce constat va permettre de relever l’enjeu qui est d’assurer pleinement à la fois sa mission sociale et assimiler les moyens d’intervention de l’action publique dans les quartiers.
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Et c’est là où les CUCS ont une importance vitale.
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Qu’est ce que le C.U.C.S. ?
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Que peut donc signifier ce sigle barbare de C.U.C.S. ? C’est la première question que l’on peut se poser. Il s’agit bien sûr du Contrat Urbain de Cohésion Sociale. Ces nouveaux contrats, d’une durée de 3 ans reconductibles, sont proposés aux villes et aux EPCI (Etablissements publics de coopération intercommunale) compétents en la matière pour développer leur politique de la ville en coordination avec les services de l’Etat. Ils sont entrés en vigueur au début de l’année 2007. Alors que le dispositif devait prendre fin en décembre 2009, le gouvernement a décidé de le proroger d'un an.
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Dès 2003, la commune s’est inscrite dans les politiques contractuelles de la ville et du développement social urbain, avec le soutien de l’Etat, des collectivités territoriales et de ses partenaires. Cette politique volontariste s’est traduite dans les faits par la signature d’une C.T.O. (Convention territoriale d’Objectif) engageant les partenaires à mettre en œuvre une politique de développement solidaire et de renouvellement urbain. Cette convention a été transformée en 2007 en contrat urbain de cohésion sociale, plus en rapport avec les objectifs que s’étaient fixés Vitrolles en faveur des habitants des quartiers en difficulté, reconnus comme prioritaires. Je verrais un peu plus loin si ces objectifs étaient suffisants.
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A partir de cette période, fortement engagée sur les quartiers prioritaires des Hermès des Pins, de la Petite Garrigue, du Liourat et des quartiers de la Frescoule et de la Tuilière, la ville a élaboré des documents thématiques de référence qui déclinent la convention territoriale d’objectifs en six projets :
1/ le contrat éducatif local,
2/ le contrat temps libre et le contrat enfance,
3/ le contrat enfance jeunesse,
4/ le contrat local de sécurité,
5/ l’Atelier-santé-ville,
6/ le projet de rénovation urbain
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Dans ce cadre là, il ne fait aucun doute que la partie la plus emblématique de cette reconquête des quartiers reste le projet de rénovation urbain actuellement mis en place.
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C’est une bonne chose car notre ville doit faire des quartiers populaires sa priorité pour sauvegarder aussi bien la cohésion que la paix sociale. Il est donc important que la solidarité entre toutes les composantes de son territoire constitue une orientation stratégique majeure à partir de laquelle elle pourra élaborer les réponses les plus adéquates en faveur des quartiers prioritaires de la ville.
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Quelques données sur les quartiers CUCS
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Nous avons vu dans les chapitres précédents la plupart des données sur les CUCS. Il est temps de les reprendre et de les compléter par quelques éléments manquants.
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Comme indiqué plusieurs fois, Vitrolles possède le plus fort taux de logements sociaux de la CPA avec 31,6 % de logements sociaux (soit 11.6 % de plus que ne l’impose la loi SRU. Sur les 3965 logements qui entrent dans cette catégorie, 2800 (70,6 % des logements sociaux) sont dans les zones CUCS et 2205 d’entre eux (78,75 % des logements de la zone) entrent dans le cadre du projet de rénovation urbaine.
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Le quartier des Pins, au cœur du projet de rénovation urbaine, est constitué de 1205 logements sociaux représentant à eux seuls 31 % du parc social de la ville et 98 % des logements de ce quartier sur 13 hectares et répartis entre trois bailleurs.
- LOGIREM : 206 logements
- Famille et Provence : 125 logements
- OPAC Sud : 875 logements, soit près de 3 logements sur 4 sur le quartier des Pins
C’est une population de 3401 personnes dont 42 % a moins de 25 ans. 41,11% des jeunes de ce quartier sont sortis du système scolaire sans diplôme. Ce quartier connaît un taux de chômage de 40,5% en 2009 et 57,70 % sont allocataires de la CAF
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Continuons le tour d’horizon avec la Petite Garrigue comprenant un total de 1829 personnes occupants 413 logements dont 373 sociaux (90.20 %) avec un tiers de jeunes de moins de 25 ans (33.6 %) dont 24,4% sans diplômes et un taux de chômage de 24,7 %,
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Le Liourat avec une population de 1687 personnes est un ensemble important à proximité immédiate des Pins. 50, 28 % sont des jeunes de moins de 25 ans et 22% sont sans diplôme. Le taux de chômage est 26,63 %, Près de la moitié du parc de logements du quartier (49 %) est à vocation sociale.
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Les Hermès, 191 logements sociaux, avec 2378 personnes dont 36, 80 % de jeunes de moins de 25 ans et 17,42 % sans diplôme. Le taux de chômage est de 25,44 %
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Pour terminer le quartier de la Frescoule/Tuillière excentré dans les quartiers sud, et ses 4629 habitants représentant peu ou prou 12 % de la population de la ville, une population jeune 36,6 % de moins de 25 ans (contre 38,53 % à l’échelle de la ville).
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Comme on peut le constater facilement, hormis plus de 2500 logements sur les 3965 (soit 63 %) sont localisés au centre géographique de la ville, coincés entre le Centre Urbain et le centre commercial, là où, dans les années soixante et dix se construisit le « cœur » de la ville nouvelle.
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Bailleurs sociaux multiples
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L’un des gros problèmes qui se pose sur Vitrolles c’est la multiplication des bailleurs sociaux qui opèrent sur son territoire. Ainsi, à ce jour, ce ne sont pas moins de douze sociétés, associations, collectivités différentes qui sont en action. Ils arrivent en plusieurs endroits que sur une résidence donnée, deux voire trois intervenants gèrent cette résidence. Malgré les normes existantes, la multiplication de ces intervenants rend difficile la lecture de la carte « habitat » de notre commune, chacun opérant avec ses propres critères.
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Cette absence d’unité crée un flou dans l’esprit des citoyens concernant les devoirs et charges des dits bailleurs. Les habitants des logements sociaux peuvent légitimement se poser la question de connaitre les raisons d’un loyer différent dans telle ou telle structure, d’une réactivité plus importante ou totalement absente de l’un ou l’autre des bailleurs, de la facilité et la rapidité d’obtenir une réponse en tel ou tel lieu.
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Si l’on parle de bailleurs sociaux, on ne peut écarter le principal d’entre eux, je veux bien entendu parler de l’Opac Sud. Cet organisme de stature départementale gère un parc de 1182 logements (soit 29.81 % du parc social total) répartis en quatre zones : le Cascabel dans les quartiers suds, les ZAC et ZUP des Pins que l’on ne présente plus, et le Roucas. Un tableau valant mieux qu’une grande description voilà donc la répartition de ces 1182 logements.
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Comme on peut le constater, les Pins sont au cœur des logements de l’OPAC sur Vitrolles. Avec un parc avoisinant les 80% de T3 et de T4, il saute immédiatement aux yeux que ce qui est favorisé par l’OPAC Sud, ce sont les familles au détriment des personnes isolées ou des familles monoparentales avec un enfant. Or l’évolution même de notre société tend vers cette deuxième solution, entrainant sur Vitrolles un déséquilibre entre l’attente des bénéficiaires et le constat qu’ils peuvent faire. Tous les rapports établis dans le cadre de l’élaboration du PLU tendent à renforcer cette analyse.
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Mais il faut aussi avouer que l’OPAC Sud, premier bailleur de la ville de Vitrolles, cristallise aussi les rancœurs au sein de ses locataires, des rancœurs habituelles dans les grands ensembles sociaux, mais des rancœurs quand même. Trop de locataire, trop de logement, des financements ne répondant pas aux attentes, un parc vétuste … la litanie pourrait être longue mais peut se résumer en un seul problème, de taille pour la ville : celui de la gestion et du suivi de ce parc.
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Droit d’ingérence sociale et transparence

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Donc, comme nous venons de le voir avec l’Opac Sud, le problème de la gestion et du suivi de ce parc est épineux. Mais ce sont tous les bailleurs sociaux qui sont aux prises avec cette équation. Si, comme nous l’avons vu, la municipalité gère « seulement » 15,36 % du parc, elle est quand même responsable du logement de ses citoyens, des conditions dans lesquelles ils habitent.
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Même si le projet de rénovation urbaine est bien lancé sur le quartier des Pins, les logements sociaux continuent à y être implanté et nombreux sont ceux qui n’entrent pas dans ce projet. Les habitants, déjà pénalisés par les difficultés sociales qu’ils rencontrent journellement, ne doivent pas subir le principe de la double peine en ayant face à eux des bailleurs sociaux dont le moins que l’on puisse constater est la surdité dont ils semblent atteint.
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Il y a peu, plusieurs exemples ont démontré de façon éclatante la lenteur, pour ne pas parler de carence, de ces bailleurs sociaux : absence de chauffage, problème de huisserie, pannes récurrentes dans les ascenseurs, problèmes divers et variés dans les logements. Je vous l’accorde, ces problèmes sont avant tout du domaine du bailleur et non de la municipalité.
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Pourtant, dans le cadre de logements sociaux, je suis intiment convaincu qu’une municipalité digne de ce nom, a un devoir d’intervention sociale, un « droit d’ingérence sociale ». Si le bailleur social, pour quelque raison que ce soit, faillit à sa mission, laisse ses locataires dans le marasme, n’intervient pas en temps et heure, alors la municipalité doit se substituer au bailleur pour effectuer les dites réparations, les dites interventions. Les frais engagés et les opérations effectuées en lieu et place du bailleur défaillant doivent être, bien entendu, répercutés à qui de droit par la municipalité.
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De même, quelque soit le processus, l’attribution des dits logements, doit être la plus transparente possible. Il en va de la justice sociale et de la crédibilité même de l’administration municipale. Je sais que ce processus est un moyen facile de créer un clientélisme qui facilite bien des choses lors des élections locales. Pourtant, c’est ce même clientélisme qui nuit de manière pernicieuse à ceux qui pensent en profiter en sapant leur crédibilité et par la même la crédibilité de tous les élus.
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Ce n’est pas parce que ce clientélisme a cours dans quasiment toutes les municipalités qu’il doit être appliqué à Vitrolles. Je suis intimement convaincu, et ce n’est ni de l’angélisme, ni de la crédulité, que transformer un processus d’attribution opaque en un système où la transparence a droit de cité, est l’unique voie de salut pour un système qui, globalement, est totalement décrédibilisé.
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De même, la transparence dans ce domaine permettrait d’éviter certaines dérives qui, il est vrai sont plutôt l’apanage des « grands » que des élus locaux. Nous ne verrons pas de fils de ministre logé dans les logements sociaux de Vitrolles mais il faut rendre impossible un éventuelle dérive de ce type à notre niveau local.
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Les citoyens attendent que l'on rende impossible toute confusion des genres et que les détenteurs de la puissance publique soient mis à l'abri, eux et leurs proches, des pressions de ceux qui leur fourniraient des avantages ou des revenus, et donc à qui ils seraient redevables. Résolvons cette équation et le combat sera presque gagné.
. La transparence sur les dispositifs de relogement et une municipalité qui favorise un relogement adapté à la composition de la famille et aux montants réels de ses ressources sont à la fois les impératifs et les conditions incontournables pour redonner son lustre d’antan à une administration désuète et inadaptée.
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Reconquérir la cage d’escalier
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Le problème des dégradations dans les ensembles sociaux est aussi un problème récurrent et important que rencontrent journellement les habitants de ces lieux. Non seulement leur condition sociale les empêche de jouir « pleinement » des avantages de la société à laquelle ils sont sensés appartenir mais en plus ils subissent les inconvénients causés par les incivilités d’une petite frange incontrôlée et incontrôlable.
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C’est précisément dans ces cas où l’on peut constater que la quasi disparition de nos antiques concierges, disparition directement induite par des visions économiques et financières, a eu un effet à la fois dévastateur et irrécupérable sur une fange de notre société déjà pénalisé par des facteurs comme le chômage, la précarité, l’instabilité familiale.
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A mon sens, il s’agit donc bel et bien de reconquérir la cage d’escalier, de remettre en ce lieu à la fois la sécurité, le social et une certaine forme de volonté citoyenne, symbole à mes yeux d’une intégration réussie dans notre société.
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Pour cela, il faut donc responsabiliser les citoyens en les incorporant aussi bien aux projets en cours de rénovation, en leur permettant d’exprimer leurs désirs mais aussi en les intégrant dans tous les stades et dans tous les processus d’élaboration de projet.
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Mais il faut les responsabiliser au quotidien, chose beaucoup plus ardue, en instaurant, pourquoi pas, des « conseils d’escaliers » calqués sur les réunions de copropriétaires permettant aux locataires de ne pas être seulement des usagers passifs de logements sociaux mais aussi des acteurs de leur propre vie.
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C’est en permettant aux citoyens socialement à la dérive, d’être en quelque sorte des décideurs que l’on pourra sortir ces quartiers de la spirale infernale dans laquelle ils sont, tout en permettant à tous les habitants d’agir à leur niveau sur la vie citoyenne et donc prendre conscience que leur situation d’assisté n’est pas un fin en soit mais le départ d’une nouvelle vie.
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Les interrogations de la rénovation des Pins
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Le projet global, tel qu’il a été validé et qui est déjà en cours de réalisation, prévoit la réhabilitation du parc habitat, la construction d’un parc de logements nouveaux et la favorisation du parcours résidentiel des habitants dans le cadre du relogement. Ainsi, sur les 746 logements sociaux touchés par ce programme (soit 61.91 % du parc social total du quartier) directement impactés par le projet, 614 seront réhabilites et 132 démolis. En contrepartie, 286 logements neufs seront construits faisant passer le parc social de 1205 logements à 1359.

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Le parc habitat, qui va être nouvellement créé, intégrera les principes du développement durable pour une meilleure qualité de vie : appartements traversant orientes N/E - S/O pour une meilleure économie d’énergie, matériaux isolants et imputrescibles, eau chaude sanitaire solaire, isolation renforcée du bâtiment par l’extérieur, accessibilité pour personnes a mobilité réduite, etc.
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L’idée de base pour cette réhabilitation est de désenclaver le quartier des Pins en l’ouvrant sur la ville. Dans les faits, si l’on regarde de près le plan qui a été adopté, en l’ouvrant sur l’avenue des Salyens. Pour cela, la destruction de la barre principale doit être faite et cela permettra la création d’un vaste espace qui pourra accueillir le grand marché du vendredi, habituellement situé sur l’avenue même.
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A cette heure, plusieurs rénovations sont en cours, le premier immeuble neuf a été livré (Jardins d’Alembert) et certains programmes postérieurs ont été lancés.
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Tout cela est bien sauf que …
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Ce que pour ma part je trouve très curieux dans le projet qui concerne les Pins et dont je m’ouvre en toute franchise ici-même, c’est que ces projets soutenus par l’ANRU sont avant tout des projets qui ont pour but d’ouvrir les quartiers, de rendre meilleure la vie de ceux y demeurent et « casser » la ghettoïsation s’y installant.
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Sur le site internet de l’ANRU, on peut trouver des exemples de projets en cours un peu partout en France. La grande constante de ces projets, c’est que dans tous les cas, on reconstruit moins de logements sur le site et l’on reconstruit ailleurs pour retrouver, dans le pire des cas, la même offre (voir quartier Monclar à Avignon, Les Flamands, Les Iris à Marseille). Sans oublier que tous les projets « réhabilitent la totalité des logements restants ».
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Or, dans le cas de Vitrolles, et c’est quand même remarquable, au lieu de reconstruire à l’identique ou moins de logement comme cela se fait partout, c’est 154 logements supplémentaires qui seront proposés. L’une des pistes d’explications sur ce surnombre, c’est que nous détruisons des logements immenses plus du tout en adéquation avec la problématique actuelle pour construire des logements plus petit plus en rapport avec les cas nombreux de familles mono parentales ou à un ou deux individus. Toutefois, alors que nous sommes largement au dessus du seuil obligatoire social, nous allons encore accroitre cette offre.
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Autre aspect gênant du projet, même si sur ce point, la municipalité n’y est pas pour grand-chose, bien au contraire.
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Dans ce dossier, les polémiques et les rumeurs sont allées bon train et même si je reconnais volontiers que la municipalité a fait un remarquable travail d’information, ce travail n’a pas forcement été bien perçu par les habitants du dit quartier. Il faut respecter les Vitrollais qui vivent dans ce quartier et qui sont les premiers concernés par ce projet. La crainte de l’avenir et la fragilisation de ces populations gravement affectées par les retombées de la crise ont favorisé l’émergence d’un terreau de mécontentement.
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Nous sommes aujourd’hui dans une situation où les craintes ayant été volontairement alimentées voire récupérées à titre politique, les habitants sont désormais en position de scepticisme complet vis-à-vis de ce projet.
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Je veux pour preuve les retombées qu’a eu la légende d’un article de la Provence concernant la résidence d’Alembert. Dans cet article, les journalistes ont interviewé plusieurs habitants de cette résidence construite en bordure du quartier des Pins, à l’angle de l’avenue des Salyens et de la rue …. Un d’entre eux, dans son interview, a déclaré venir de Berre. Il n’y a pas eu besoin de plus pour mettre le feu aux poudres. Une levée de bouclier se fit parmi les résidents des Pins sur le thème : « comment, on devait favoriser exclusivement les résidents des Pins et ce sont ceux de l’extérieur qui ont encore eu ces appartements ! ». Le mot « encore » dans la rhétorique démontre que les résidents des Pins pensent des ces « passe-droit » pourtant inexistants sur ce dossier sont monnaie courante dans la cité.
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Pourtant, simple remarque, il est probable que toute cette polémique eut pour origine les déclarations de l’élue en charge du dossier lors d’une réunion d’information aux Pins et qui ont été répercutée dans la Provence du 16 février 2009. Ce soir là, elle déclara, parlant de l’attribution des logements des « Jardins d’Alembert » : « Ils seront attribués comme d’habitude par une commission. Seront acceptées les familles dont les ressources correspondent aux loyers. Celles qui résident dans un immeuble à démolir seront prioritaires ». Sauf que ce n’est pas le cas puisque cette résidence ne rentre pas dans le cadre du relogement et qu’elle est de surcroit dans le cadre du logement social de qualité supérieure.
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Et désormais, même après les explications cohérentes des bailleurs et de la municipalité, nombreux sont ceux à encore croire qu’ils vont être une nouvelle fois laissé sur le bord du chemin de la rénovation.
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Une conclusion ?
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Les projets liés au CUCS et à la rénovation de l’ANRU sont donc une chance pour Vitrolles. La municipalité l’a saisi et c’est une très bonne chose. Comme je l’ai développé dans ce chapitre, on peut être en désaccord avec la direction prise mais on ne peut nier que Vitrolles ne sera plus comme avant après la réalisation de tout ce qui est prévu.
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Mais on ne doit pas perdre de vue que tout ceci est mis en place pour le bien des vitrollais et surtout de ceux en grande difficulté sociale. Il faut aussi les protéger et en cela le devoir d’urgence sociale est important dans le dispositif social qui doit être maintenu et développé sur le territoire de notre ville.
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De même, la reconquête des cages d’escaliers, un suivi plus important des habitants, le retour à une normalité républicaine sous entendant surtout et avant tout une stabilité sociale, doivent être pérennisés et développés.
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C’est le seul moyen pour obtenir une paix sociale à laquelle nous aspirons tous.
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Cela se passe comme cela à Roubaix

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Jeudi 7 octobre 2010 :
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Aujourd’hui, je ne vais parler ni de Vitrolles, ni du MoDem, ni d’une quelconque réforme gouvernementale mais simplement attirer votre attention sur quelque chose en train de se passer à Roubaix.
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Il existe sur Roubaix un blog un peu particulier. Il s’agit d’une vidéoblog citoyen initié par le Comité de quartier de l'Hommelet. Pour le présenter, je reprends les propos de l’un de ses animateurs :
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« Bonjour à tous !
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Pour ceux qui nous suivent, leBlog2Roubaix est un vidéoblog citoyen, attaché à montrer le coté dynamique des associations en particulier, sur la ville de Roubaix, porté par une asso d'habitants.
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Créé depuis 4 ans, c'est un blog connu et reconnu localement et qui a eu l'occasion de contribuer à divers rencontres sur le web citoyen et depuis deux ans, nous sommes parvenus à créer deux postes (de journalistes) ce qui permet une montée en qualité de nos billets. Il nous tient à coeur, aussi, de contribuer ainsi à la question du financement des blogs.
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Ce sont plus de 600 vidéos réalisées, 379000 vidéos vues et 255 776 visites sur le site. Et aussi 4800 photos publiées sur Flickr. Il couvre la vie associative, hyperlocale, et fut l'un des premiers sites a utiliser les réseaux sociaux et le web 2.0 et contribue à véhiculer des valeurs citoyennes, laïques, de justice sociale, d'égalité politique des citoyens, et d'auto-organisation comme modalité d'intervention citoyenne. »
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Voilà pour le côté idyllique. Seul problème, et de taille, leBlog2Roubaix est en sursis après avoir reçu un coup de poignard dans le dos. De nouveau, je laisse la parole aux responsables pour expliquer la situation :
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« Mars 2010. Entre deux tours des élections régionales, René Vandierendonck, Maire de Roubaix (Vice Président du Conseil Régional, à l’époque) nous a reçu dans son bureau en compagnie des adjoints Pierre Dubois et Fabrice Belin, et signifié un soutien fort au Comité de quartier de l’Hommelet, et notamment que l’action innovante intitulée « Tic, blog, vidéos » serait soutenue à hauteur de 20 000 euros. Soutien que la mairie a immédiatement communiqué à la presse locale (Nord Eclair et La Voix du Nord). Fière de ce soutien, l’association a donc engagé des frais et embauché deux journalistes diplômées dont vous avez pu ici apprécier la qualité des travaux.
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Jeudi 7 octobre 2010, six mois après donc, la subvention serait tout bonnement annulée par le Conseil Municipal.
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C’est la condamnation sans appel de notre association d’habitants tout entière, laquelle porte depuis des années, des actions innovantes telles LeBlog2Roubaix (vidéoblog d’information sur la vie associative, culturelle et locale), le collectif « Je pense donc je vote », le Discobolos de Wim Delvoye (première oeuvre d’art contemporain inaugurée cet été), des actions citoyennes autour de jardins partagés, la co-conception du quartier de l’Hommelet (diagnostic marchant, le parc du Nouveau Monde, la station de compost géante…). »
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Alors aujourd’hui, alors que le conseil municipal de Roubaix va délibérer pour annuler une subvention (prenant prétexte au non soutien du Conseil Régional alors que le dossier a été présenté devant le CR par la ville elle-même et que son maire en est le vice-président), je vous demande d’aller soutenir leblog2roubaix en allant signer sa pétition en ligne.
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Mais il ne faut pas non plus perdre de vue la réflexion qui apparaît en pointillé derrière cette décision : quelle subvention accorder à l’information et quelle subvention accorder aux blogs citoyens ?
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Pour la pétition, ICI
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Pour leblog2roubaix : ICI

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mercredi 6 octobre 2010

Jour après jour, au fil de la politique

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Mercredi 6 octobre 2010 :
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La rubrique que vous attendez tous : l’actualité vitrollaise et nationale (politique ou non) au jour le jour. Les coups de cœur comme les coups de gueule, les questions comme les réponses !
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Mercredi 29 septembre : En mettant au propre mes notes prises lors de l’université de rentrée, je suis tombée sur ce passage concernant la réforme de la fiscalité locale, je tombe sur un tableau récapitulatif des impositions forfaitaires sensées être une manière de remplacer la taxe professionnelle.

De ce tableau, il ressort que vont être imposé forfaitairement les centrales nucléaires, photovoltaïques et thermiques, les éoliennes, les transformateurs électriques, les antennes relais, les répartiteurs téléphoniques, le matériel roulant ferroviaire, …

En terme plus clair, EDF, la SNCF, France Telecom, les opérateurs de mobile … Et vous pensez que nous allons pouvoir éviter les augmentations de ces services à terme ? Parce qu’il est évident, bien sûr, que la philanthropie gère ces entreprises !
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Jeudi 30 septembre : Conseil municipal de rentrée ce soir et deux absents de marque dans les rangs de l’opposition. Bernard Busnel et Christian Borelli. Le premier est en vacance et en profite pour faire le tour de France, le second « se retire peu à peu des affaires ». Voilà qui laisse le champ libre à Christiane Aleman pour démontrer son leadership sur la droite vitrollaise et sa stature de candidate locale crédible pour les prochaines cantonales. Dont acte.
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Pour ma part, je dois avouer que l’une des interventions de Mme Aleman m’a, pour une fois, satisfaite. Je suis entièrement d’accord avec elle quand elle s’est inquiétée de la répartition de la somme assez élevé « oubliée » dans le budget 2010 par la municipalité. Même si les explications de Malik Mersali sont crédibles, découvrir soudain et en même temps un impayé EDF de 2002, un rappel de charge d'environ de 80.000 euros et un oubli de facturation, n’amène qu’une seule conclusion : le service financier de la ville de Vitrolles a quelques problèmes qu’il faut régler au plus vite.
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Alors, comme le disait Christiane Aleman, je pense aussi qu’il faut changer au plus vite prendre les bonnes dispositions. Mais j’ai aussi noté la remarque de Malik Mersali à propos des services financiers de la mairie et des « erreurs/oublis/fautes » commises : « je prendrais les mesures nécessaires pour que cela ne se reproduise pas ». Je félicite Malik pour sa franchise sur ces dysfonctionnements. C’est le moins que l’on attendait et nous allons voir la suite.
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(Sommes rectifiées le 7 octobre suite à "une erreur de notes" de ma part)
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Vendredi 1er octobre : Cela fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de NCIS donc, ce soir, je vais rapidement aborder le sujet. La saison 7 que M6 est en train de diffuser est particulièrement époustouflante avec une Ziva plus noire que noire, un Timmy volant enfin de ses propres ailes, un Tony torturé et surtout un Gibbs aux prises avec le doute. Mais au-delà de ces stéréotypes, il est intéressant d’étudier le « background » de ces séries et l’évolution que cela dénote de la perception américaine du monde.
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Tout d’abord, les épisodes ont été tournés l’année dernière au moment où les relations entre Israël et les USA étaient au plus bas. Conséquence directe : le Mossad est présenté comme le diable et Ziva, voulant devenir américaine, apprend la constitution au point de mieux la connaitre que Tony ! Autre point « amusant », la place des français dans la lutte contre le terrorisme et le soutien que reçoit le NCIS lors de son intervention en Somalie. Ce changement de perception avait déjà été remarqué lors de l’épisode final du spin-off « NCIS-Los-Angeles ». Sarkozy y serait-il pour quelque chose ?
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Enfin, si le terrorisme islamiste apparait toujours en toile de fond, un nouvel ennemi a fait son apparition cette année avec la Corée du Nord. L’ennemie intime du directeur Vance n’est autre qu’une tueuse à gage nord-coréenne, comme par hasard. Inutile de rappeler que les relations entre la Corée du Nord et les USA ne sont pas au beau fixe et qu’elles se sont même dégradées ces derniers mois avec la crise des recherches atomiques de ce pays.
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Une série dévoilant les dessous de la politique étrangère américaine, voilà qui n’est pas banal !
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Samedi 2 octobre : En ce samedi, descente sur Marseille, non pour manifester sur les retraites, Christophe s’en chargeant, mais pour effectuer comme tous les samedis, les courses de mes beaux-parents. En arrivant sur Marseille, une remarque s’impose à mes yeux : la paralysie du GPPM. Je ne vais pas polémiquer sur la « pénibilité » du travail actuel des dockers mais je vais simplement rappeler que nous sommes loin du travail des porte-faix qui débarquaient les navires à dos d’hommes il y a quelques années encore.
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Dans le contexte portuaire qui est le notre maintenant, il serait souhaitable que TOUTES les corporations (j’ai bien écrit « toutes ») abandonnent des positions arriérées pour se tourner plutôt vers l’avenir et tenter de bâtir le port du XXIème siècle qui sera le seul à tirer toutes notre filière du marasme assassin dans lequel elle se trouve.
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Cette réflexion s’adresse aussi bien à la toute puissante CGT qu’à des « syndicats » comme le STM, l’AACN et autres « spécialistes » du port et même, osons le, aux dirigeants de ce GPPM dont on se demande à quoi ils jouent.
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Si chacun voulait y mettre du sien plutôt que de camper sur des positions archaïques, je suis persuadé qu’enfin nous avancerions dans le bon sens.
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Dimanche 3 octobre : Après un dimanche agité sur lequel je ne reviendrais pas, la soirée est studieuse avec la préparation de mon papier de vendredi prochain concernant les CUCS et les logements sociaux des Pins. Entre parenthèse, très instructifs ces documents.
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Au-delà de cela, tout en travaillant, j’écoute d’une oreille distraite le journal de la nuit qui fait ses gros titres avec la découverte dans les archives françaises du brouillon original de la loi promulguée par Vichy annoté de la main même du Maréchal Pétain.
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Je dois avouer que je suis malgré tout surpris par le traitement fait à cette découverte, d’une importance capitale pour mieux appréhender cette période et qui, à posteriori donne raison aux mémoires de Paul Beaudouin publiées dans l’immédiat après-guerre et qui révélait que le Maréchal Pétain avait profondément durci la loi.
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Ceci-dit, quelque chose me surprend un peu dans toute cette histoire : que ce soit Serge Klarsfeld qui ait déniché ce texte. Je ne conteste ni son travail, ni ses résultat. Je suis simplement étonné que, connaissant le « mordant » dans les recherches d’archives d’historiens comme François Delpla, Olivier Paxton, Jean-Pierre Azema, Jean-Noël Jeanneney, Marc Ferro, tous spécialisés dans la seconde guerre mondiale, ce document ne soit pas « sorti » plus tôt.
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Affaire à suivre donc et probablement un de ces jours, un article circonstancié de ma part puisque je continue plus que jamais à m’intéresser à l’histoire de cette période.
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Lundi 4 octobre : De jour en jour, je constate que je me fais vieux. La raison : il m’arrive d’être choqué par des choses ou des situations vues à la télévision alors que dans ma jeunesse, tout ce tapage médiatique me laissait de marbre. Pire, je reste parfois de marbre apparemment face à des situations qui devrait me choquer. Allez comprendre, c’est probablement cela la vieillesse.
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Prenons le cas de la lettre d’Arnaud Montebourg à Nonce Paolini. Non seulement je ne me sens pas concerné, mais en plus je la trouve futile. Accuser seulement TF1 de tous les meaux de la société en occultant le fait que c’’est la télévision en général coupable en partie de cette dérive est un mensonge par omission jetant un doute sur tout l’argumentaire de la lettre. Occulter que dans le cadre de la télévision trash, M6, Canal+ et la télévision publique ne furent en reste est une manipulation de l’opinion. Oublier ce qui se disait de la télévision publique il n’y a pas si longtemps de cela à propos des contrats mirifiques aux animateurs, oublier l’exemple que donnent certains de ces mêmes animateurs auprès des jeunes, occulter totalement à quels grands groupes s’adossent les autres chaines, démontrent un parti pris frisant la mauvaise foi.
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Ceci-dit, quelques soient les reproches que l’on peut adresser à la télévision américaine, l’un de ses grands avantages, c’est que l’on sait à qui appartient la chaine regardé immédiatement. Fox, CBS ou autre ABC ne cachent pas leur appartenance à tel ou tel groupe. A qui appartient M6 ou Canal+ ou Direct 8 pour n’en citer que trois. Au moins, tout le monde sait qui est derrière TF1.
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La meilleure défense étant l’attaque, je vais me contenter de supposer qu’Arnaud Montebourg essayait simplement de se sortir du piège d’une caméra trop indiscrète !
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Mardi 5 octobre : Journée de tristesse et de recueillement avec un enterrement au menu du jour. Pas trop envie ni de m’étendre sur ce sujet ni d’écrire un long laïus.

Je me contenterai donc de dire que le cimetière militaire jouxtant le crématorium de Luynes est non seulement un endroit impressionnant mais aussi un lieu propice pour la méditation !
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mardi 5 octobre 2010

Inquiet pour l’avenir des collectivités

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Mardi 5 octobre 2010 :
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L’actualité locale et nationale est tellement dense qu’il est difficile de trouver un sujet qui émerge de tout cela. Pourtant, en écoutant Jacques Pélissard, président de l’Association des maires de France (AMF), je ne peux m’empêcher d’être plutôt inquiet pour l’avenir.
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En effet, le puissant président de l’AMF est inquiet et le fait savoir. Interrogé par l’AFP sur les conséquences de la stabilisation des concours financiers de l’Etat en 2011 et pour la période 2011-2014, il s’attend à une baisse de l’investissement en 2011 et 2012 et avance le chiffre assez impressionnant de 20.000 communes qui seront pénalisées par le gel des dotations.
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De son côté, Alain Rousset, président de l’Association des régions de France (ARF), prévoit que tous les investissements régionaux vont être gelés alors que l’Etat s’appui sur les Régions pour la relance et qu’étant dans une période de sortie de crise, il faut au contraire investir. Premières victimes, pour M. Rousset, les investissements routiers. «Ils font partie des opérations que nous pourrions arrêter de financer pour revenir à nos compétences propres» que sont le transport ferroviaire, les lycées et le développement économique, a-t-il jugé. Mais il n’exclut pas, à échéance de 3-4 ans, des difficultés pour le rail si aucune recette dédiée n’est créée d’ici là. Plus grave, a-t-il jugé, «nous allons être obligés de retarder notre participation aux projets d’investissements des communes».
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Pour sa part, le président de l’Assemblée des départements de France (ADF), Claudy Lebreton, considère également qu’il devra sacrifier en priorité les routes, ainsi que le développement économique. Les départements devront aussi réduire leur aide aux communes rurales, prévoit M. Lebreton. Il se plaint d’être devant une équation budgétaire impossible à résoudre: «Dans mon département des Côtes d’Armor, j’ai 500 millions de dépenses de fonctionnement, et 100 millions d’investissements par an. Selon nos calculs, il manquera 24 millions. Et nos dépenses sociales obligatoires explosent»: allocation personnalisée d’autonomie (APA), prestation de compensation du handicap (APCH) et revenu de solidarité active (RSA). La solution sera une baisse des investissements, prévient-il.
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En terme plus clair, face au gel des dotations de l’Etat, les collectivités vont réduire leurs investissements.
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Et je ne suis pas sur du tout que ce soit une bonne nouvelle !
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lundi 4 octobre 2010

Un an déjà …

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Lundi 4 octobre 2010 :
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Aujourd’hui, je ne vais faire aucun papier. Je me contenterais de rappeler qu’il y a trois cent soixante cinq jours, le maire de Vitrolles, Guy Obino, « tombeur des Mégret », architecte du retour à la normalité républicaine de Vitrolles, mourrait des suites d’une longue maladie.
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Même si je ne partageais pas tous ses points de vues ni ses décisions, j’aimerais quand même rendre hommage à l’homme et que vous pensiez quelques secondes à lui.
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Respect.
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bGuy Obino
(1937 - 2009)
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dimanche 3 octobre 2010

L’info du dimanche : le retour de la vidéo protection

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Dimanche 3 octobre 2010 :
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La rubrique dominicale de mon blog, « l’info du dimanche », cette information locale, régionale ou nationale glanée dans la presse et qui m’a fait bondir de colère ou de joie durant la semaine.
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L’info du dimanche a aujourd’hui pour cadre la vidéo protection. En catimini, Christian Vanneste et Olivier Dassault ont déposé devant l’assemblée une loi visant à imposer la présence de caméra de vidéo protection dans les rues des villes de plus de 3500 habitants. Outre le fait que dans les « attendus » du projet de loi reprennent et avalisent la version dite sécuritaire du rapport si controversé publié il y a quelques mois par le quotidien Le Figaro, ce projet de loi se permet des raccourcis pour le moins surprenant quand on songe que nous sommes dans la présentation d’une loi devant l’instance suprême et de la République, et du peuple français.
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Ainsi, ces fameux « attendus » se permettent une attaque totalement déplacée et un jugement politique totalement hors sujet dans une phrase dont tous le monde se demande ce qu’elle vient faire là : « Il est cocasse d’entendre certains élus qui ont mis en place l’obligation d’un minimum de 20 % de logements sociaux dans les communes de plus de 3 500 habitants, et celle de réaliser des aires d’accueil pour les gens du voyage dans les communes de plus de 5 000, se révolter à l’idée que l’on puisse imposer aux communes de participer à l’effort de lutte contre l’insécurité. »
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Les journalistes de la revue numérique « Numerama, Réfléchir le numérique » ont trouvé cet amalgame inquiétant et s’en sont ouvert dans les colonnes numérique de leur revue.
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Bonne lecture
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Lien internet du projet de loi :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion2809.asp
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Des députés UMP veulent obliger les maires à vidéosurveiller leurs habitants
Guillaume Champeau - publié le Lundi 27 Septembre 2010 à 19h14 - posté dans Société 2.0
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Une proposition de loi signée notamment par Christian Vanneste (UMP) prévoit d'imposer aux communes l'obligation d'installer des caméras de vidéosurveillance dès qu'elles dépassent 3500 habitants. Sinon, elles devront payer des amendes.
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Au début de l'année, nous avions vu comment un amendement à la loi Loppsi proposé par Brice Hortefeux visait à imposer aux communes l'installation de solutions de vidéosurveillance. Il donnait aux préfets le pouvoir de faire réaliser des études de sécurité sur les besoins en matière de "vidéoprotection", et de faire installer de force les caméras lorsque ces études concluaient qu'elles étaient nécessaires. Devant l'hostilité parlementaire, l'amendement avait été retiré par le gouvernement.
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Pour mieux sauter ? Une proposition de loi déposée discrètement le 16 septembre remet le couvert, de manière encore plus directe. Elle est signée des députés UMP Christian Vanneste, Olivier Dassault, Jean-Marc Mesne, Bruno Sandras et André Wojciechowski. Le texte dit en son article 3 que les communes de plus de 3500 habitants sont "dans l'obligation d'installer des systèmes de vidéoprotection", sous peine de payer une amende dont le montant sera "fonction de leur taille et du taux de délinquance sur leur territoire".
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Les maires seraient par ailleurs tenus de fournir aux préfets un inventaire annuel des caméras installées. Pour aider les communes, l'Etat pourrait mettre la main au portefeuilles. Mais l'article 2 du projet de loi conditionne ses aides "à la mise en place au sein des communes d’une politique de travaux d’intérêt général" à l'égard des délinquants.
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Enfin, l'article 6 donne aux départements et régions le pouvoir de se substituer aux maires les plus récalcitrants.
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Pour justifier leur proposition, les députés se fondent sur un rapport de de 2009 de l'inspection générale de l'administration qui concluait que "l’impact le plus significatif (de la vidéosurveillance) concerne les agressions contre les personnes, pour lesquelles la progression a été mieux contenue dans les villes équipées de vidéoprotection". Mais le rapport avait été très fortement critiqué, tant dans sa méthode que dans ses conclusions.
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"À l’évidence, ce type de rapport laisse de marbre certaines municipalités qui, brandissant l’épouvantail « sécuritaire », sont réfractaires aux caméras", écrivent les députés UMP. Dans un amalgame pour le moins curieux, ils jugent "cocasse d’entendre certains élus qui ont mis en place l’obligation d’un minimum de 20 % de logements sociaux dans les communes de plus de 3 500 habitants, et celle de réaliser des aires d’accueil pour les gens du voyage dans les communes de plus de 5 000, se révolter à l’idée que l’on puisse imposer aux communes de participer à l’effort de lutte contre l’insécurité".
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samedi 2 octobre 2010

Lecture : une urgence nationale

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Samedi 2 octobre 2010 :
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Le rapport du Haut Conseil de l'Education (HCE) rendu cette semaine au Président de la République est alarmant et vient, malheureusement valider ce que nous pointons du doigt depuis de nombreuses années. La maîtrise des acquis fondamentaux régresse en France et fait peser sur l'avenir de plus de 150 000 jeunes un risque de marginalisation inacceptable.
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Nous ne pouvons nous résigner à ce que chaque année 20 pour cent des enfants aient de graves lacunes en lecture à la sortie du collège. Nous ne pouvons accepter que par ailleurs à la sortie du primaire ce soient près de 40 pour cent des élèves (c'est à dire près de 300.000 enfants) qui ne maîtrisent pas la lecture et que 25 pour cent des enfants déchiffrent, mais ne comprennent pas la substance d'un texte.
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Ces résultats au collège soulignés aujourd'hui par le HCE ne sont que la projection mécanique 4 ans plus tard de ces 40 pour cent déjà en difficulté en primaire. Le HCE vient donc confirmer que de plus en plus le destin scolaire est fixé dès le plus jeune âge, et nous refusons de nous y résoudre.
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Au regard de la gravité de l'alerte que nous adresse aujourd'hui le HCE, il ne doit plus y avoir de débat sur l'objectif de l'école. L'objectif, c'est 100 pour cent de lecture, plus que jamais. Ce sujet ne peut souffrir de guerres politiciennes ou partisanes, c'est trop grave et trop important pour notre cohésion nationale et pour notre avenir.
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Nous demandons donc que le gouvernement déclare la maîtrise de la lecture, de l’écriture et des fondamentaux Priorité et Urgence nationale et se donne les moyens, dès le budget 2011, de mobiliser tout l’appareil d’Etat au service de cet objectif vital. Comme le propose François Bayrou, les moyens de l’Education Nationale doivent être sanctuarisés et des objectifs concrets doivent être fixés pour atteindre cette ambition.
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vendredi 1 octobre 2010

Réflexions : Le social à la « une »

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Vendredi 1er octobre 2010 :
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La suite de mon travail sur Vitrolles avec aujourd’hui au programme l’action sociale pratiquée ou à pratiquer sur Vitrolles, sujet que je veux le plus impartial et le plus complet possible. Si vous voulez lire les autres sujets abordés, je vous propose de cliquer sur le lien suivant : « réflexions subjectives sur Vitrolles ».
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« L’action sociale désigne l’ensemble des moyens par lesquels une société agit sur elle-même pour préserver sa cohésion, notamment par des dispositifs législatifs ou règlementaires et par des actions visant à aider les personnes ou les groupes les plus fragiles à mieux vivre, à acquérir ou à préserver leur autonomie et à s’adapter au milieu social environnant ».
(Maty – Edition 2010)
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Le décret de 2002 résume bien les rôles et les devoirs des municipalités : « …l’action sociale doit promouvoir l’autonomie et la protection des personnes, la cohésion sociale, l’exercice de la citoyenneté et prévenir les exclusions… garantir le respect de l’égale dignité des citoyens pour répondre de façon adaptée aux besoins de chacun d’eux et garantir un accès équitable sur l’ensemble du territoire ».
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Un point est important et incontournable quand on s’intéresse et s’implique un temps soit peu, à la vie d’une commune : c’est à la combinaison du constat social que l’on peut dresser et de l’action sociale diligentée par la municipalité que l’on doit appliquer.
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Plus la situation économique est délétère, plus la société se précarise, et plus l’action sociale a besoin d'être efficace. C’est le premier et lancinant constat que l’on peut faire. Et c’est précisément sur ce constat que toute l’action politique d’un élu, d’une municipalité, d’une formation politique, sera jugée.
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Chance, l’analyse annuelle des besoins sociaux (ABS) d’une ville a été rendue obligatoire en 1995. Une municipalité qui se veut responsable doit s’appuyer sur ce document et aller même au-delà pour tirer tout d’abord un constat social le plus précis possible de son territoire puis programmer l’aide qu’elle peut fournir dans le cadre de ses compétences. Il est du devoir impératif de la municipalité d’accompagner ses citoyens dans le besoin à la fois au long terme, dans le cadre d’actions d’envergure, comme l’épicerie sociale ou le soutien des œuvres sociales et dans le court terme, dans le cadre d’action beaucoup plus ciblées et à vocations temporaires comme le soutien à la famille de Robin ou le relogement des locataires de l’Agneaux.
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Le constat vitrollais est malheureusement accablant. De ce constat, il ressort que l’action sociale doit être placée au cœur de la problématique de notre ville d’autant plus que certaines zones sont plus défavorisées que d’autres, créant ainsi aussi bien un déséquilibre urbain qu’une rancœur latente entre les quartiers.
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Quel est donc ce constat ?
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Nous avons commencé à le faire dans la première partie de nos réflexions. Je vais donc le reprendre en l’étayant et en allant un peu plus loin dans les détails.
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Pour commencer, je rappelle que l’habitat sur Vitrolles, c’est 14878 logements dont 98 % sont des résidences principales. Sur ces 14878 logements, 5898 sont des résidences pavillonnaires. Le reste, donc un peu plus de 60 %, sont des logements en habitats collectifs et 68 % d’entre eux sont des T4 (en villa ou en appartement), de grands logements majoritairement donc.
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Or, un tiers de la population de la ville (environ 38000 habitants) est âgé de moins de 30 ans. Nous sommes donc en présence d’une population très jeune. De plus, 53 % des ménages vitrollais sont des familles monoparentales ou à une ou deux personnes. Nous sommes face à une population qui a la caractéristique première de vieillir, phénomène apparu depuis quelques années déjà. Vitrolles se retrouve donc face au problème récurrent de la ville qui, alors que les familles diminuent, se retrouvent avec un parc de grands logements en inadéquation avec la demande, en totale inadaptation à la situation réelle. Cela entraine une pénurie de petits logements et des difficultés pour les familles peu nombreuses à trouver un habitat sur le territoire communal.
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La ville de Vitrolles possède le plus fort taux de logements sociaux de la CPA avec 31,6 % de logements sociaux (soit 11.6 % de plus que ne l’impose la loi SRU). Ce sont ni plus ni moins que 3965 logements qui entrent dans cette catégorie, logements se répartissant en douze bailleurs sociaux intervenant quotidiennement sur le territoire communal. Sur ces douze bailleurs sociaux, onze d’entre eux sont concernés par le programme CUCS mis en place sur notre ville.
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Toutefois, la répartition des logements sociaux est très inégale suivant le territoire de la ville. Ainsi, les Pins et ses 1205 logements sociaux représentent à eux seuls 31 % du parc social de la ville et 98 % des logements de ce quartier. Le logement social dans le quartier du Liourat, proche des Pins, représente moins d’un pour cent du parc social de la ville mais frôle la moitié du parc de logements du quartier (49 %). Le secteur de la Frescoule/Tuillière totalise quant à lui un parc de 603 logements dont 48% de logements locatifs sociaux, gérés par six bailleurs sociaux, quartier détenant sans problème la palme de la diversité des bailleurs.

Pour être tout à fait complet dans ce petit exposé, dans le cadre des grands ensembles sociaux, il faut encore rajouter deux quartiers, la Petite Garrigue et ses 373 logements sociaux et les Hermes et ses 191 logements.
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Comme on peut le constater facilement, hormis le quartier de la Frescoule/Tuillière excentré dans les quartiers sud, plus de 2500 logements sur les 3965 (soit 63 %) sont localisés au centre géographique de la ville, coincés entre le Centre Urbain et le centre commercial, là où, dans les années soixante et dix se construisit le « cœur » de la ville nouvelle.
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La question qui découle de ce premier constat est l’usage que l’on peut faire de ce parc.
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Chaque année, le service municipal du logement reçoit quelque 1000 demandes de logement social mais seulement 2 à 3 % d’entre elles peuvent recevoir satisfaction. Il faut savoir que la municipalité ne gère que 15 % du parc des HLM de la commune, soit 609 appartements. Quant au délai d'attente, il est, en moyenne, de deux à trois ans.
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Avec l’aide de l’Etat et de tous mes acteurs sociaux, un vaste programme de rénovation a été lancé, Plus de la moitié du parc social se trouve ainsi dans le territoire du plan de rénovation urbaine supporté par l’ANRU. Ce parc social, devant être rénové dans les trois prochaines années, représente un total de 2205 logements sur les 2800 logements compris sur ces zones. Alors que les techniciens en charge de l’urbanisme à la C.P.A. font l’amer bilan des aides étatiques diminuées par deux quand les objectifs assignés vont croissant, des normes environnementales toujours plus coûteuses, du besoin toujours plus pressant des populations en détresse, Vitrolles et son ANRU passe pour une privilégiée.
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Droit d’ingérence sociale et obligation de transparence
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Mais ce vaste parc de logements sociaux amène un problème de taille pour la ville : celui de la gestion et du suivi de ce parc. Si, comme nous l’avons vu, la municipalité gère « seulement » 15,36 % du parc, elle est quand même responsable du logement de ses citoyens, des conditions dans lesquels ils habitent. Pire, c’est vers elle que les citoyens se tournent instinctivement en cas de doutes et de difficultés.
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Même si le projet de rénovation urbaine est bien lancé sur le quartier des Pins, les logements sociaux continuent à y être implantés et nombreux sont ceux qui n’entrent pas dans ce projet. Les habitants, déjà pénalisés par les difficultés sociales qu’ils rencontrent journellement, ne doivent pas subir le principe de la double peine, celle de la précarité tout en ayant face à eux des bailleurs sociaux dont le moins que l’on puisse constater est la surdité abyssale dont ils semblent atteints.
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Pourtant, dans le cadre de logements sociaux, je suis intiment convaincu qu’une municipalité digne de ce nom, a un devoir d’intervention sociale, un « droit d’ingérence sociale ». Je reviendrai plus en détail sur ce « droit » dans le prochaine chapitre axé plus spécialement sur les Pins et plus généralement sur les quartiers « sociaux » mais, pour résumer et présenter cette notion, je la définirais comme l’obligation pour une municipalité à se substituer au bailleur pour effectuer les réparations qui tardent ou les interventions d’urgences, au frais bien entendu du bailleur.
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De même, quelque soit le processus d’attribution des dits logements, il doit être le plus transparent possible. Il en va de la justice sociale et de la crédibilité même de l’administration municipale. Je sais que ce processus est un moyen facile de créer un clientélisme qui facilite bien des choses lors des élections locales. Pourtant, c’est ce même clientélisme qui nuit de manière pernicieuse à ceux qui pense en profiter en sapant leur crédibilité et par la même la crédibilité de tous les élus.
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Sur ce sujet brulant, là aussi je reviendrais dans le prochain chapitre de manière plus exhaustive.
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Combattre un chômage récurrent
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Les situations socio-économiques constatées sur notre territoire démontrent la grande précarité qui touche les habitants de notre commune : fort taux de chômage, fort taux de logement sociaux, fort taux d’allocataires de la C.A.F, fort taux de bénéficiaires de la CMU. Bilan encore plus consternant quand on s’aperçoit que ces taux ne sont pas seulement élevés mais ont aussi tendance à croitre.
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Le taux du chômage communal est difficile à chiffrer même si on peut l’évaluer aux environs de 14 %, chiffre toutefois largement supérieur à la moyenne nationale (9.3 %), à celui du département (11,7 %) mais aussi à celui de la CPA (8.7 %). En 2009, environ 6700 demandeurs d’emplois étaient inscrits au Pole-emploi de la ville (10464 sur le bassin complet d’emploi de Vitrolles-Marignane).
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Il est important de noter, concernant le chômage, que les quartiers se trouvant en zone ANRU ont des taux de chômage facilement évaluables et nettement supérieurs à la moyenne de la ville. Ainsi on sait que ce taux est de 21,1 % pour les zones sous CUCS et atteint même 35 % dans certaines zones ultra prioritaires.
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Le taux des allocataires de la CAF sur notre territoire est très important avec 58,4% de la population, soit un taux de 23 % supérieur à celui de la C.P.A. Enfin, Les allocataires de l'A.P.L et de l'A.A.H. sont supérieurs de 26 % à la moyenne de la C.P.A.
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Le croisement des chiffres du chômage et d’allocataires de la CAF dans les quartiers sujets à rénovation est accablant par la conclusion qu’il sous entend. Les quartiers ANRU sont des quartiers dont tous les voyants sont au rouge et n’incitent donc pas les habitants à afficher un optimisme beat !
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Ainsi les Pins affichaient en 2006 un taux de chômage de 40,52 % pour un taux d’allocataire de la CAF de 57,70 %. Le quartier voisin du Liourat, même avec des chiffres moindres, possède malgré cela un constat accablant : 26,53 % de chômeurs pour 50,80 % d’allocataires. Un bilan sans appel comme on peut le constater.
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Combattre le chômage est donc une nécessité car la montée du chômage va de pair avec l’instabilité sociale qui elle-même va de pair avec l’insécurité. Mais il est primordial de ne pas perdre de vue que ce combat doit avant tout être mené par l’Etat et par des structures comme le Pole-Emploi tout en étant soutenu par les collectivités locales dont les municipalités.
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Il est donc du devoir d’une municipalité, comme c’est aussi le travail des associations opérant dans le domaine du social, de créer et développer des mesures d’accompagnements. Que ces structures soient « officielles » comme la Mission Locale, les centres sociaux, les Maisons (du droit par exemple) ou plus associatives comme l’AVES.
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Dans le cadre de la Mission Locale, tournée vers l’aide aux jeunes demandeurs d’emploi (moins de 25 ans), le constat particulier de cet organisme est à la fois préoccupant et encourageant. Préoccupant parce que le nombre de jeunes le fréquentant ne cesse d’augmenter, encourageant parce que les résultats obtenus le sont. Toutefois, il ne faut pas non plus tomber dans une admiration béate : la Mission Locale peut mieux faire et doit mieux faire. Elle ne peut se contenter de ces résultats.
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Je rappelle que cette structure est financée par les collectivités locales (Vitrolles, Marignane, Gignac, Berre, Saint Victoret, Velaux,) au prorata des jeunes y étant inscrits. Pour l’année 2010, à titre indicatif, la ville de Vitrolles a versé environ soixante huit mille euros (67918,00 euros pour être précis).
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Le bilan de l’année 2009 permet de dire que 593 jeunes s’y sont inscrits et que c’est la première année depuis la fondation de cette mission que le nombre de garçons (308) est supérieur à celui des filles (285) et 36 % ont entre 18 et 20 ans. Au niveau de la qualification, 30 % ont un niveau de qualification 5, c'est-à-dire du niveau du CAP, 23 % ont un niveau de qualification infra 5 et 35 % on un niveau de qualification 4 (BAC).
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Les résultats sur le terrain obtenus par la Mission locale sont explicites : 36 ont décroché un CDI, 211 ont obtenu au moins un CDD et 172 ont effectué des missions d’intérim et 58 ont été aidé pour monter un projet personnel. Mais on ne peut ignorer le fait que 174 d’entre eux, soit 19,56 %, sont restés sur le carreau.
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Au niveau de la formation et des aides, le bilan est bien meilleur puisque 280 jeunes ont bénéficié d’une formation, 208 ont obtenu l’aide à la mobilité, 143 ont reçu une allocation financière pour les aider à accéder à un premier emploi et les 58 jeunes créateurs ont obtenu des fonds pour financer un projet économique personnel (aide à l’achat de matériel pour une future esthéticienne par exemple)
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Pour terminer le chapitre de la Mission Locale, on peut résumer ses résultats en une phrase ; peut mieux faire.
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D’autre part, les associations engagées sur ce terrain doivent être soutenues car le combat contre le chômage permet, comme on l’a abordé précédemment, de jouer sur d’autres leviers de notre société qui, a terme, conduisent à la fois à la confiance et à la paix sociale.
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Des centres sociaux à la pointe du combat
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La ville est engagée dans une dynamique de « convention cadre » avec les associations qui gèrent ses trois centres sociaux, Les Salyens et Le Bartas, tout deux gérés par l'Aves (association vitrollaise des équipements sociaux), et La Frescoule (anciennement Calcaïra), confiée à Léo-Lagrange
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Pendant des années, suite à la présence de l’extrême-droite à la mairie, puis au désengagement de l'État des affaires sociales, les centres sociaux vitrollais ont été sur la corde raide. Pour pérenniser leurs actions et amener un certain calme dans ce domaine sensible, Vitrolles a trouvé une solution, qui vaut ce qu’elle vaut, mais qui a l’avantage de satisfaire tous les partis concernés, en l’occurrence donc une » convention cadre » qui assure aux centres sociaux un budget de fonctionnement sur trois ans, qui leur permet de travailler sans passer leur temps à chercher des subventions.
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La ville n’est pas la seule à financer les centres sociaux. En effet, le CG13, la région et surtout la CAF, font parties intégrantes de ce montage par le biais de la Convention-cadre. Seul bémol : la CAF ne finance que les centres sociaux dont elle approuve le « projet social », c'est-à-dire son programme d'action envers la petite enfance, les jeunes, les familles, l'éducation et l'habitat. Chance, c’est le cas des trois centres sociaux vitrollais.
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Le fait d'obtenir l'agrément de la CAF donne aux centres sociaux le droit de répondre aux appels d'offres lancés par la Ville dans le cadre du Contrat urbain de cohésion sociale (CUCS) passé avec l'État. Les actions spécifiques menées dans le cadre du CUCS sont donc financées « en sus ». C'est le cas notamment des actions de soutien à la parentalité, par exemple.
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Je trouve personnellement illogique que la ville soutienne financièrement dans un premier temps les Centres sociaux par le biais de subventions et paie une seconde fois ces mêmes centres sociaux s’ils ont remporté l’appel d’offre qu’elle-même a lancé. La ville paye donc deux fois mais cet apparent illogisme permet une action sociale plus pointue. Ce constat doit donc être accueilli avec beaucoup de prudence.
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Nous sommes aujourd’hui très loin des centres sociaux de nos grands parents. Une action efficace et une convention-cadre veut dire professionnalisation de leurs personnels, formation des animateurs, gestion rigoureuse et surveillée étroitement et surtout ajustement de l’action en cas d’inadéquation avec les besoins des populations concernées.
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Les centres sociaux sont la cheville ouvrière d’une politique sociale digne de ce nom. Ils peuvent œuvrer en toute tranquillité dès le moment où on leur en donne les moyens. Et c’est ce dernier point donc qui est le plus difficile à obtenir.
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Enfin, malgré le fait que deux associations gèrent les trois centres sociaux, obligation leur est faite de travailler ensemble dans le cadres des directions imposées par les projets sociaux de la municipalité. Les centres sociaux sont sensés mettre leurs expériences en commun, en déduisent des actions communes et se partagent les missions de façon à être complémentaires et non concurrents. Un minimum pour deux associations recevant de l’argent public !
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Un CCAS qui porte bien son nom
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Dans le cadre des actions sociales, un organisme a bien entendu une place à part : je veux parler du Centre communal d'action sociale plus connu sous le sigle de CCAS.
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Celui de Vitrolles est un établissement public comme tous les autres CCAS intervenant principalement dans trois domaines :
1/ l’aide sociale légale qui de par la loi, est sa seule attribution obligatoire,
2/ l'aide sociale facultative et l'action sociale, matières pour lesquelles il dispose d'une grande liberté d'intervention et pour lesquelles il met en œuvre la politique sociale déterminée par les élus locaux
3/ et enfin l'animation des activités sociales.
Cet organisme n’existe de plein droit qu’à l'échelon local et dont sa compétence s'exerce uniquement sur le seul territoire de la commune. Enfin, pour terminer cette mini définition, le Centre communal d'action sociale est une personne morale de droit public, ayant une autonomie de gestion.
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Dans le cadre de ce CCAS, la verse dote cet organisme d’un million trois cent mille euros pour 2010 pour en couvrir les actions auquel s’ajoute 295000 euros pour des actions plus spécifiques. A titre comparatif, ces sommes correspondent à environ 2.12 % du budget de fonctionnement de la ville qui s’élève à soixante et quinze millions.

Il ne fait aucun doute dans mon esprit que la mission première du CCAS est le soutien au plus démunis, l’aide à la jeunesse et l’accompagnement des séniors. Pour tout ce qui concerne la jeunesse, j’aborderais le sujet dans un autre chapitre. Concernant les deux autres piliers du CCAS, nous allons brièvement les survoler l’un après l’autre.
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L’aide au plus démunis
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Dans le contexte de crise que nous connaissons qui, de surcroit, loin de s’atténuer, se durcit de jour en jour, l’aide aux plus démunis reste non seulement une nécessité encore d’actualité, mais une urgence prioritaire. Il est du devoir de tous, que ce soit les associations quelques soient leurs origines, les élus, les collectivités, les particuliers, de s’investir dans ce domaine si particulier et pourvoir au secours moral et social des citoyens à la fois dans le besoin et souvent dans le dénuement le plus extrême, sans même évoquer le désarroi dans lequel ce type de situation les plongent.
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Il est donc du devoir des élus et des politiques de tout bord de tout mettre en œuvre pour que de telles situations soient le moins dommageable possible pour les populations. Une coordination des moyens et des actions est nécessaire pour optimiser l’action sociale. Il est à mon sens de leurs devoirs de créer une structure de coordination ou de définir une mission de coordination confiée à une structure existante, non pour aller directement porter secours aux plus démunis, mais bel et bien pour optimiser de la meilleure façon possible les aides déjà en action sur le territoire communal.
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Il est en effet à mes yeux aberrant de constater que des structures comme les Restos du cœur, l’épicerie sociale, le secours populaire, le SAMU social et bien d’autres encore, vaquent à leurs occupations, chacune de son côté même si une coordination informelle est de mise.
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Dans ces conditions, il me semble primordial de mettre au point une structure qui canalise toutes ces bonnes volontés, toutes ces aides, toutes ces missions, toutes ces énergies pour rendre plus efficace et plus performante l’aide sociale. Rationnaliser ces aides est donc une priorité. Cette structure dont je souhaite l’apparition ne doit pas être forcement sous la coupe de la municipalité mais celle-ci doit avoir un rôle important de gestion dans son fonctionnement, une politique sociale efficace ne pouvant se faire au minimum qu’au niveau d’une collectivité territoriale.

Pourquoi ne pas confier ce rôle au CCAS ? L’élu à l’action sociale, qui déjà joue un peu le rôle de chef d’orchestre, pourrait ainsi disposer d’un outil performant tout en coordonnant une politique au plus près du citoyen et pourrait réagir de la manière la plus adéquate en cas de situation de crise.

Prenons un exemple récent : le cafouillage social s‘étant déroulé le 27 septembre 2010 aux cabanons de l’Agneau lors de l’intervention de l’ARS et de la « mise en péril imminent » du logement de la famille Broie aurait pu être ainsi évité et tous les acteurs de ce drame en seraient sortis avec panache. Au lieu de cela, l’image de la municipalité a été durablement écornée et les acteurs sociaux pas vraiment sortis grandis.

Une affaire à méditer pour optimiser en tout cas !

L’accompagnement des séniors
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Nos séniors ne doivent pas être oublié surtout que, très souvent, la nouvelle donne des retraites, déjà mise en place, et celle annoncée, précarisent de plus en plus cette catégorie sociale. La profonde transformation structurelle de notre société avec la refonte de la famille et culture du quant à soi, transformation qui a mis sur la touche, pour ne pas dire complètement écarté, « nos anciens », demande désormais que cette catégorie sociale soit à la fois aidée, soutenue et accompagnée. L’action sociale se substitue à la cellule familiale qui, de surcroit, ressent cela comme un dû et non une aide.

Dans ce contexte, l’Etat se désengageant aussi de son côté avec des retraites plus faibles, des aides moins nombreuses, des remboursements de soins moins importants, l’action sociale vers les séniors repose de jour en jour de manière plus importante sur les collectivités locales comme les municipalités et donc, conséquence directe de cette transformation, sur les CCAS. Il faut donc non seulement pérenniser toutes les aides permettant à nos séniors de mieux vivre après une vie de dur labeur mais aussi les développer.

Quatre structures seulement accueillent les seniors à Vitrolles et trouver une place en maison de retraite peut parfois être le parcours du combattant. Deux sont établissements privés, une mutualiste et une dernière municipale.

1/ la Bastide-des-Oliviers : 120 places (privée et agrée pour l’aide sociale)
2/ le foyer logement des Hermès 70 logements individuels spécialement aménagés, du studio au T2, pour des seniors valides (Mutualiste et agrée pour l’aide sociale)
3/ l’Hotelia les Alpilles : 119 lits dont 32 réservés aux courts séjours (privée et agrée pour l’aide sociale)
4/ Lo Sousto : 30 logements individuels spécialement aménagés (Municipal, agrée pour l’aide sociale) mais actuellement spécialement dédié au relogement des seniors des Pins touchés par le programme de rénovation

En étant optimiste, on obtient sur le territoire communal un total de moins de trois cent cinquante places pour une ville qui dépasse les trente huit mille habitants. Le problème est d’autant plus épineux que l’établissement des Alpilles, appartenant au groupe Korian, ayant un budget départemental, est plutôt tourné vers l’accueil de personnes extérieures à Vitrolles. De surcroit, dans ce dernier établissement, cinq places seulement ont été attribuées à l'aide sociale par le Conseil général. Autant dire que la situation sur Vitrolles n’est pas des plus encourageantes.

Enfin, il est évident que le suivi au plus près de nos seniors, doit être développé. Aide au chauffage ou plateaux repas comme cela se fait déjà mais surveillance accru en période de grands froids ou de fortes canicules, aides à domicile, aides aux services, accès au savoir, en fait tout ce qui peut favoriser la vie de nos seniors doit être une priorité.
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Mais, si aider nos seniors est une chose, il ne faut pas seulement faire cela. En effet, quelque chose d’important est à prendre en compte lorsque l’on aborde le sujet des seniors : ce n’est pas parce que l’on est « seniors » que l’on est obligatoirement sur la touche.
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Lors de la dernière campagne municipale, une senior, plus que dynamique malgré son âge, forte de sa grande expérience à la fois professionnelle et relationnelle, nous avait fait une proposition assez originale dans le cadre de l’action sociale, touchant à la fois les seniors, les jeunes et les demandeurs d’emploi. Elle nous avait proposé que les seniors prennent en parrainage des jeunes à la recherche d’emploi et les accompagnent dans leurs démarches et leurs recherches. Le but était de permettre aux jeunes d’éviter certains écueils lors du démarrage de leur vie professionnelle et apporter leur expérience irremplaçable. Elle-même n’avait pas fait que nous proposer cette expérience puisqu’elle avait pris successivement sous sa coupe plusieurs jeunes de son quartier avec un certain succès il faut le reconnaitre. Je l’ai rencontré il y a peu et elle m’a confirmé continuer ce type de parrainage.
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Enfin, pour terminer ce bref tout d’horizon, avec l’allongement de l’espérance de vie, les progrès de la médecine et la multiplication des temps disponibles, les seniors ne sont plus uniquement une charge pour la société mais aussi une chance et un vivier que l’on doit faire fructifier.
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Conclusion provisoire : Ne pas se faire dépasser par la « sur communication »
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Les déclarations d’intentions font toujours de beaux effets dans la presse mais sans actions, elles ne restent que de la poudre aux yeux et renforcent l’idée que se fait l’opinion des politiques. Il est donc plus important d’agir sans faire passer la communication au premier plan, communication qui aura tendance avec le temps à se substituer à l’action.
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Bien entendu, agir ne sous entend pas non plus le faire dans le secret le plus absolu. Un juste milieu et à trouver pour que tous ceux qui sont dans le besoin, prennent conscience que la municipalité n’est pas enfermé dans sa tour d’ivoire, qu’elle est accessible et surtout qu’elle s’occupe des dossiers, s’occupe des problèmes sociaux, en résumé, s’occupe de ses concitoyens.
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Dire « on s’occupe du dossier » et ne plus donner de nouvelles pendant cinq semaines laisse à penser que cette déclaration n’était qu’une façade, une manière de gagner du temps et que les élus se désintéressent du dossier. Nous savons pertinemment que ce n’est probablement pas le cas mais c’est, malheureusement, ce que croit la population devant un tel silence. En terme clair, une très mauvaise opération pour tous le monde.
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