jeudi 16 septembre 2010

Week-end convivial et revendicatif

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Jeudi 16 septembre 2010 :
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Avant d’arriver au week-end, deux rappels de la première importance sont à faire, donc acte :

1/ Collectif vitrollais de défense de la Poste

Le collectif de la Poste propose de se retrouver devant le bureau du Centre Urbain pour un petit déjeuner revendicatif le samedi 18 septembre 2010 à 9 h 30’

Rappel des objectifs de ce collectif :
a/ Abandon de la réorganisation territoriale de la Poste sur Vitrolles
b/ Réouverture du bureau du Roucas le matin et l’après-midi,
c/ Reventilation des « instances » dans les trois bureaux vitrollais
d/ Rétablissement de la plage horaire d’ouverture du bureau des quartiers sud,



2/ le barbecue à l’Agneau
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La mobilisation autour des Cabanons de l’Agneau permet de regrouper sur un même tract des signatures improbables ensemble comme certains élus de l’UMP côtoyant le NPA, le MoDem , la CGT etc …
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Cette mobilisation est bénéfique à la vue du scandale de l’Agneau et je ne peux que vous conseiller de réserver votre 17 septembre 2010 au soir pour vous rendre au barbecue de soutien qui sera fait sur les lieux mêmes de l’Agneau.
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mercredi 15 septembre 2010

Jour après jour, au fil de la politique

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Mercredi 15 septembre 2010 :
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La rubrique que vous attendez tous : l’actualité vitrollaise et nationale (politique ou non) au jour le jour. Les coups de cœur comme les coups de gueule, les questions comme les réponses !
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Mercredi 8 septembre : 23000 suivants la police, 200000 suivants les manifestants. Le grand écart marseillais fait encore parler de lui.
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Il est loin le temps où une simple opération permettait de connaitre le nombre exact de manifestants : additionner les deux chiffres et diviser par deux. Dans lec as qui nous préoccupe, cela ferait 111500 manifestants ((23000 + 200000) / 2).
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Au vue du trajet, de la densité, de l’heure de départ du premier manifestant et de l’heure de dispersion du dernier, cette formule a peu de chance d’être exacte et semble oublier une part importante d’entre eux.
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Au vue des chiffres, il ne fait aucun doute que les syndicats surévaluent le nombre (comme d’habitude) mais la police qui d’habitude se contentait de sous évaluer, casse ces derniers temps les chiffres.
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Au vue de ces constatations, je propose la formule suivante pour évaluer le nombre des participants : prendre le chiffre de la police, le multiplier par dix, le diviser par deux puis introduire le chiffre obtenu dans l’ancienne formule.
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Dans ce contexte, nous obtenons le chiffre de 157500 manifestants, chiffre qui ne me semble pas loin de la vérité et que je retiens donc.
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Jeudi 9 septembre : Je profite d’une soirée un peu tranquille pour me plonger, avec retard, dans la lecture d’une étude historique concernant les dessous politiques et militaires des mois d’avril à septembre 1940. Peu de chose que je ne connaisse déjà hormis une approche intéressante et novatrice du rôle de certains leaders de l’époque dont Paul Reynaud, même si je ne partage pas toutes les conclusions.

Et je dois avouer qu’une nouvelle fois je me range à l’avis d’historiens comme Robert Paxton ou François Delpla qui martèle que « Vichy a "gagné la bataille de la mémoire" en faisant triompher durablement l’idée que la France avait cédé devant les Panzer comme un édifice vermoulu. »

Or, si c’était le cas, cette vision ne m’aurait pas gêné. Sauf que ce n’était pas le cas. Prendre « L’étrange défaite » comme l’a décrit March Bloch en 1940 sous cet aspect est nier un élément primordial de la victoire allemande : le pari complètement surréaliste de la Wehrmacht lorsqu’elle enfonça ses chars dans les Ardennes au risque de les y piéger dans un embouteillage irrémédiable, si la Meuse n’était pas prestement franchie. Cela amène à une conclusion : celle d’une « étrange victoire allemande » comme l’écrit François Delpla.

Je pense que je reviendrais bientôt sur ce blog sur cette période tragique du destin de la France. Il y a beaucoup à dire …
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Vendredi 10 septembre : Lancement de la saison culturelle à Fontblanche. Les éternels discours (adjoint à la culture et Maire), l’éternel buffet où tout le monde se précipite comme si nous étions tous des morts de faim et deux ovnis culturels sur lesquels je préfére m’étendre : La prestation exceptionnelle du groupe Oneira (et ce jugement n’est pas une conséquence du fait que ce groupe soit en parti grec mais bel et bien à cause du talent des musiciens et chanteuses le composant) et la prestation surprenante de la compagnie Téatropéra présentant le prologue échevelé de sa création "Chemin d'écume" avec en avant-première quelques extraits d'un spectacle qui sera présenté en juin 2011 comme ils n’ont cessé de le marteler.
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Une soirée agréable sous les platanes de ce lieu enchanteur mais qui n’ont quand même pas fait oublier la politique avec quelques échanges sur les sujets brulants du moment.
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Samedi 11 septembre : Forum des associations transformé en « fête des associations » et passage obligé de la vie vitrollaise. Dont acte et visite sur la place de Provence à ce qui se veut la vitrine associative de la ville. Bon, je ne ferais aucun commentaire sur les associations y participant si ce n’est que je continue à militer d’une manière générale à une transparence accrue sur ce sujet là.
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Transparence municipale sur les critères accompagnant les subventions et le soutien des associations, transparence associative sur la manière de gérer les subventions reçues. Et pour tous, une certaine moralisation de la vie associative (pas nécessaire pour toute entre parenthèse car il y en a un grand nombre malgré tout qui joue le jeu)
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Et je continue à souhaiter que les élus locaux abandonnent totalement, le temps de leur mandat, la vie associative en ne participant plus sous quelque forme que ce soit aux bureaux des dites associations.
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Dimanche 12 septembre : Mort de Claude Chabrol. Voilà un réalisateur français que j’aimais bien, probablement à cause de sa faconde. Sans compter que sa manière de ne pas se prendre au sérieux, de ne pas refuser la critique au point d’être son plus féroce critique n’était pas fait pour me déplaire.
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Ses films vont nous manquer. Ce personnage truculent va encore plus nous manquer.
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Salut l’artiste

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Lundi 13 septembre : Je suis plutôt surpris par le communiqué de presse publié cet après-midi par l’Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe (ADLE). Comme à l’accoutumé, lorsque ce regroupement de partis politiques européens publient un communiqué, je le reçois dans ma boite mail. Donc, lorsqu’ 15 h 32’, je reçois le communiqué concernant la bourde française sur le mémo du directeur de cabinet de Brice Hortefeux, en version française, aucune surprise. Le titre est dans la droite ligne de ce que clame le parlement européen : « Révélation d’une circulaire française ciblant spécifiquement les Roms : la commission doit mener son enquête ».
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Ma surprise est grande lorsque je reçois la version anglaise du même communiqué. Le contenu, hormis une phrase anodine enlevée, est identique à la version française reçue une heure auparavant. Mais le titre lui n’a plus rien à voir avec le communiqué précédant. Pire, il crucifie la France, c’est le moins que l’on puisse dire : « ALDE calls for a full Commission inquiry into Roma deportations »
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« Déportation » : le mot est jeté et je vous laisse le soin d’en débattre. Pour ma part, j’ai ma petite idée.
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Mardi 14 septembre : Je reprends les bonnes vieilles habitudes en allant faire un peu de boitage pour le compte du collectif de défense de la Poste sur vitrolles. J’étais un peu rouillé, je le reconnais, mais cette rouille disparaît très rapidement, dès la deuxième rue.
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Par contre, comme d’habitude, je me demande ce qui peut passer dans la tête de certains propriétaires lorsqu’ils installent leurs boites aux lettres. Entre ceux où il faut jouer les Indiana Jones pour les atteindre, ceux qui les dissimulent derrière un mur de verdure, ceux qui pense que le facteur est un lilliputien et la mette au niveau du sol et enfin ceux qui se dise qu’affronter le chien d’abord est un bon entrainement pour avoir le privilège de leur distribuer le courrier, je dois reconnaître que le métier de facteur n’est pas de tout repos.
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Faudra que j’y pense au niveau de ma propre boite aux lettres.
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mardi 14 septembre 2010

Rappel à la loi

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Mardi 14 septembre 2010 :
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Avec l’affaire Woerth/Bettencourt, je pensais avoir tout vu, tout entendu. Depuis aujourd’hui, je sais que j’avais un train de retard.
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Je voudrais donc simplement sur ce site rappeler un article de la loi de 1881 sur la presse remaniée en janvier 2010 :
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« Art. 2.-Le secret des sources des journalistes est protégé dans l'exercice de leur mission d'information du public.
« Est considérée comme journaliste au sens du premier alinéa toute personne qui, exerçant sa profession dans une ou plusieurs entreprises de presse, de communication au public en ligne, de communication audiovisuelle ou une ou plusieurs agences de presse, y pratique, à titre régulier et rétribué, le recueil d'informations et leur diffusion au public.
« Il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si u impératif prépondérant d'intérêt public le justifie et si les mesures envisagées sont strictement nécessaires et proportionnées au but légitime poursuivi. Cette atteinte ne peut en aucun cas consister en une obligation pour le journaliste de révéler ses sources.
« Est considéré comme une atteinte indirecte au secret des sources au sens du troisième alinéa le fait de chercher à découvrir les sources d'un journaliste au moyen d'investigations portant sur toute personne qui, en raison de ses relations habituelles avec un journaliste, peut détenir des renseignements permettant d'identifier ces sources.
« Au cours d'une procédure pénale, il est tenu compte, pour apprécier la nécessité de l'atteinte, de la gravité du crime ou du délit, de l'importance de l'information recherchée pour la répression ou la prévention de cette infraction et du fait que les mesures d'investigation envisagées sont indispensables à la manifestation de la vérité. »
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Voilà pour la loi.
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Pour les faits, Frédéric Péchenard, le directeur général de la police nationale, a confirmé lundi soir que la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a vérifié un renseignement sur des fuites dans la presse concernant l'affaire Woerth-Bettencourt et a saisi le parquet le 2 septembre, en mettant en cause un haut fonctionnaire du Ministère de la Justice
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L’article 2 a bien été bafoué et le « secret des sources » violé en dépit de la loi.
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Ceci-dit, il est fort peu probable qu’un service comme la DCRI se soit saisi d’une enquête aussi explosive de lui-même. Il est aussi fort peu probable que la Direction Générale de la Police Nationale ait elle-même diligenté une enquête pour vérifier la provenance de la fuite sans en avoir référé à qui de droit. Si rien ne pointe directement vers l’Elysée, son « meilleur lieutenant » n’est pas dans une posture reluisante et son zèle dans d’autres affaires déclenche irrémédiablement la suspicion dans l’esprit des observateurs.
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Donc, pour résumer, si à ce stade de l’enquête, rien ne prouve que l’Elysée soit derrière une telle affaire, le comportement de ce même organisme depuis 2007 rend plus que crédible une telle accusation. Et cette constatations est encore plus grave car ouvrant la porte à toutes les dérives et à tous les conspirationismes.
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Pauvre Vème République …
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lundi 13 septembre 2010

Non au passage de la retraite sans décote de 65 à 67 ans

Lundi 13 septembre 2010 :
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En ce lundi, je vais me contenter de faire une remarque concernant le projet de loi sur les retraites et plus particulièrement le recul de l’âge de la retraite sans décote que le gouvernement veut faire passer de 65 à 67 ans quel que soit le nombre d’annuité.

Voilà donc une mesure qui, outre le bien fondé contestable (et contesté) risque de toucher surtout les femmes ayant du interrompre leur carrière pour élever leurs enfants

François Bayrou devant l’Assemblée Nationale a dénoncé cette disposition. « Cette disposition vise et touche ceux qui ont les pensions les retraites les plus faibles », a-t-il déclaré, ajoutant qu’« il n'y a sur ces bancs (de l'Assemblée) personne qui relèvera d'un dispositif de cet ordre, protégés que nous sommes par nos carrières ou par le régime spécial que nous nous sommes donné en tant que parlementaires », a ajouté François Bayrou, avant une démonstration "arithmétique".

« S'il n'y a que 18 pour cent des personnes qui partent après 65 ans, si les femmes sont majoritaires à l'intérieur de ces 18 pour cent, si la pension des femmes est inférieure de 42 pour cent à la pension des hommes, alors il est clair qu'il n'y a pas là un tiers du financement de votre réforme. Cela n'est pas de la politique ni de l'idéologie, c'est de l'arithmétique élémentaire », a-t-il encore affirmé.
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dimanche 12 septembre 2010

L’info du dimanche : Et si la réforme des retraites était inutile ?

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Dimanche 12 septembre 2010 :
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La rubrique dominicale de mon blog, « l’info du dimanche », cette information locale, régionale ou nationale glanée dans la presse et qui m’a fait bondir de colère ou de joie durant la semaine.
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L’info du dimanche a aujourd’hui pour cadre, bien entendu, la réforme des retraites. Mais, je ne vais pas prendre un article parlant de chiffres, contestant telle ou telle proposition gouvernementale, critiquant telle ou telle position syndicale, assenant telle ou telle affirmation tout aussi confuses que fausse.

Non, je vous propose une opinion de Vijay Monany publié dans le Monde où il se pose la question de connaitre les motivations profondes qui poussent les travailleurs à vouloir partir à la retraite à 60 ans.
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Cette opinion est surprenante et je vous laisse la découvrir
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Sur ce, bonne lecture
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Et si la réforme des retraites était inutile ?
Vijay Monany, associé du cabinet Khampus (Conseil en management)
Le Monde - 08.09.10 12h40 • Mis à jour le 08.09.10 16h02
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La retraite, encore. Après la réforme Balladur sur la retraite des salariés du secteur privé, la réforme Raffarin sur la retraite des fonctionnaires et la réforme Fillon sur les régimes spéciaux de retraites, les conditions d'éligibilité pour un départ à taux plein font à nouveau l'objet d'un projet de loi.
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Diminution du montant des pensions, hausse du niveau des cotisations, allongement de la durée de cotisation ou recul de l'âge de départ à la retraite, de nombreux leviers étaient à la disposition du Gouvernement pour trouver une solution au financement des pensions, sans sortir du cadre de la retraite par répartition.
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Le gouvernement a finalement conclu à la nécessité d'un recul de l'âge de départ à la retraite à 62 ans. S'il parvient à imposer cette réforme, ce sera au prix d'un vif mécontentement populaire et de manifestations monstres qui agitent déjà au nez des responsables politiques le spectre de décembre 1995 – d'autant plus que le printemps est assez propice à la grève générale. Le beau temps est révolutionnaire.
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Mais la vraie question qu'il conviendrait de se poser, ce n'est pas "faut-il reculer ou non l'âge de départ à la retraite ?", mais plutôt "pourquoi les travailleurs tiennent-ils à partir à la retraite à 60 ans ?", "pourquoi refusent-ils d'allonger leur période d'activité de deux années supplémentaires ?", "pourquoi préfèrent-ils la retraite à l'activité ?".
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La question du chômage des séniors, souvent avancée pour expliquer cette défiance quant à la perspective d'un départ plus tardif à la retraite, est en réalité insuffisante pour expliquer cette véritable préférence française pour la retraite.
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La raison pour laquelle les Français préfèrent la retraite au travail est exactement la même que celle pour laquelle ils préfèrent les vacances au travail, ou encore celle pour laquelle ils préfèrent travailler 35 heures plutôt que 39 heures : ils s'ennuient au travail et s'épanouissent hors du travail. Paradoxe des paradoxes, c'est au moment de la retraite que les individus ont l'impression que leur vie commence, qu'ils ont enfin l'impression de prendre en main leur destin, qu'ils ont enfin l'occasion de lire, de voyager, de militer, de passer du temps avec leurs amis.
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L'ÉCONOMIE DE LA CONNAISSANCE
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Dès lors, la solution consisterait non pas à éloigner davantage cette perspective de bonheur qu'est la retraite, mais à intégrer toutes ces activités pratiquées lorsque l'on est à la retraite dans le cours normal de l'activité professionnelle.
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Mais alors, nous ne manquerons de faire face à une objection : ces activités ne seraient pas, en elles-mêmes, rentables ! On n'est pas productif lorsque l'on passe son temps à lire, à voyager, à écouter de la musique ou à s'engager dans une association ! Faux ! Ou plus exactement ces arguments étaient vrais dans l'ancienne économie, celle du travail peu qualifié. Ils étaient vrais lorsque la productivité d'un ouvrier se mesurait à la quantité de boulons qu'il parvenait à serrer sur sa chaîne de montage ; ce ne sera plus vrai dans l'économie à venir, celle de la connaissance, où la productivité des travailleurs se mesurera à leur capital humain, c'est-à-dire, en somme, à leur intelligence.
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Dans l'économie de la connaissance, lire un livre sur une terrasse de café, ce sera du travail, aller au cinéma, ce sera encore du travail, parcourir le monde à la rencontre d'autres civilisations, ce sera toujours du travail. Bien plus qu'un projet économique, l'économie de la connaissance est un projet de société.
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Un jour on comprendra que le progrès social ne consiste pas à multiplier les semaines de congé, à diminuer la durée hebdomadaire du travail ou à baisser l'âge de départ à la retraite. Un jour on comprendra que le véritable progrès social consiste à rendre le travail si intéressant qu'il ne se distinguera plus du loisir. Un jour on comprendra que la solution au financement des retraites consiste à rendre le travail si passionnant que plus personne ne voudra partir à la retraite.
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Surtout, un jour on comprendra que lire, apprendre, jouer, voyager, travailler, tout ça, c'est la même chose !

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samedi 11 septembre 2010

L’UMP vitrollaise égale à elle-même

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Samedi 11 septembre 2010 :
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Le communiqué émis par l’UMP concernant les « Cabanons de l’Agneau » en parti publié par la Provence le 9 septembre dernier, porte en filigrane les dérives néolibérales de ce parti.
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« Nous sommes évidemment touchés par les malheurs de ces familles mais ne pouvons cautionner une occupation illégale de terrain dans une zone protégée et également le fait que ces familles en toute connaissance de cause ont accepté ces conditions d’hébergement, » déclare Christiane Aleman, la leader de l’UMP sur Vitrolles.

En pointant du doigt non les problèmes sociaux mais le fait que les locataires étaient au courant de la situation illégale de ces cabanons au moment de leurs installations (sous entendu « il est malvenu pour eux de protester d’une situation où eux-mêmes se sont mis »), c’est faire fi de la réalité même de notre société et des problèmes rencontrés sur ces lieux.
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Il serait peut-être temps que les représentants sur Vitrolles du parti présidentiel prennent conscience qu’une partie de la population française n’a plus les moyens de refuser une situation précaire sous le simple prétexte qu’elle est précaire ou illégale.
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Quand les représentants du parti présidentiel sur Vitrolles prendront enfin conscience que les habitants des cabanons de l’Agneau n’habitent pas là-bas par volonté mais par obligation, que leur situation n’est pas voulue mais subie, nous auront fait un grand pas en avant.
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Quand les représentants du parti présidentiel sur Vitrolles prendront enfin conscience que les habitants du quartier de l’Agneau préféreraient habiter par choix personnel Avenue de Marseille, que leur situation sociale soit plus avantageuse, que leur ... alors nous pourront dire que ces représentants représentent enfin les vitrollais.
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Par contre, je suis réaliste. Je ne pense pas que les représentants de ce parti arrivent un jour à comprendre que ce que vivent les habitants des Cabanons de l’Agneau, est la résultante d’une situation sociale dégradée, dont la dégradation est la résultante d’une politique gouvernementale, et non la volonté propre de ces habitants.
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Enfin, on peut rêver non ?
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vendredi 10 septembre 2010

Réflexions : Une aventure au long cours

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Vendredi 10 septembre 2010 :
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Au cours des trois années d’existence de mon blog, j’ai été amené à exposer, développer, défendre, des idées et des convictions qui sont les miennes sur des sujets aussi variés et sérieux que la sécurité, l’immigration, les gens du voyage, les commémorations, la culture, l’environnement, les énergies renouvelables et j’en oublie volontairement pour ne pas me comparer à Prévert.
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Maintenant, il est temps de faire le point et voir ce que je peux tirer de ces milliers de lignes, écrites pour la plupart entre minuit et une heure du matin. Et je me dois de vous faire un aveu : j’ai d’ores et déjà ma petite idée sur l’utilisation de ce matériel.
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Au cœur de l’été 2010, dans le cadre de mes papiers du mercredi, les fameux « au jour le jour » si recherchés, et durant trois semaines consécutives j’ai brièvement évoqué quinze points qui me semblent importants pour notre ville, quinze points que j’ai pompeusement appelé « mes quinze rappels », un peu comme les « douze travaux » ou les « dix commandements ». Ces « quinze rappels » sont des réflexions qui me paraissent incontournables dans la vie citoyenne, que dis-je, de la vie tout court en société. Ce ne sont ni l’alpha ni l’oméga de ma pensée mais un instantané de mes convictions à un instant « T ».
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Pour exprimer ces réflexions, j’ai donc décidé de choisir la voie épistolaire et d’utiliser mon blog pour cette difficile mission. Pour fixer une sorte de règle, j’ai décidé que chaque vendredi, à compter de la semaine prochaine, et ce jusqu’au 11 février 2011, je vais approfondir chacun de ces quinze points, en ajouter six autres et vous donner la synthèse de mes réflexions sur chacun des sujets abordés.
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Pourquoi adopter une telle démarche ?
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Tout d’abord, je dois avouer que j’ai un défaut. Quand quelque chose ne tourne pas rond, je me dois de le dire. Vous vous en étiez certainement aperçu, mais j’aime bien le mode épistolaire pour disserter sur ces choses là. Donc, ce sera de cette manière que je procéderai.
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Mais ne sautez pas tout de suite aux conclusions hâtives.
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Tout d’abord, cette démarche ne veut certainement pas dire que tous les points que je vais aborder sont des points négatifs où rien ne tourne rond. De même, cette démarche ne sous entend pas non plus que je me sens dans la peau d’un délateur issu tout droit d’un film de Clouzot sur les années noires de l’occupation. Le but n’est pas de critiquer les gouvernants actuels ou passés qui gèrent ou ont géré notre territoire communal pour le simple plaisir de critiquer, parce que la critique est facile mais gouverner est difficile. Mon but, ou du moins ma tentative de but, est d’être constructif, à la fois pour le bien des citoyens et pour le bien de la cité au sens noble du terme.
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Ce qui me fait adopter une telle démarche, c’est de suivre mes convictions sur une certaine forme de réflexion citoyenne. Je ne suis pas dans le cadre d’une démocratie participative si chère à Ségolène Royal mais plutôt dans celui de la publication d’un document qui pourra servir à un débat plus large si cela se révèle nécessaire.
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Dans ce contexte, il faut réfléchir sereinement sur les enjeux qui touchent notre vie quotidienne et plus particulièrement au niveau de « l’Urbs », premier niveau de la réflexion citoyenne et probablement le niveau perçu comme étant le plus important par tout individu qui s’intéresse un peu au monde qui l’entoure.
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Mais je suis aussi intimement convaincu que si une réflexion est menée, c’est aussi un devoir citoyen d’en livrer les conclusions de manière publique. En agissant de la sorte, chacun a ainsi le loisir de s’en saisir pour pleinement se les approprier et initier ainsi un débat qui ne peut être que constructif dès le moment où il est serein
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Je ne cesserais de le répéter : les constats et réflexions qui vont meubler ces posts du vendredi sont personnels et, dans ce contexte, n’engagent bien entendu que moi. Toutefois, inutile de le nier : ceux qui sont les lecteurs assidus de ce blog, ceux qui me connaissent un peu, ceux qui ont eu vent de mes convictions profondes, ceux-là seront nullement dupes. On peut très facilement entrevoir d’où ces réflexions proviennent. Je ne chercherais donc nullement à le contester.
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Pour toutes ces raisons, ces réflexions ne sont donc pas seulement une réflexion personnelle mais le résultat de l’application du « bon sens » à notre ville ou, tout au moins, de mon « bon sens » dont rien n’indique d’ailleurs qu’il soit aussi « bon » que cela.
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Je suis parti pour un voyage au long cours à un moment où notre ville se trouve à la croisée des chemins. J’espère seulement que ma toute petite pierre ricochera plusieurs fois sur la surface pas vraiment calme moirée
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Et, pour vous donner l’eau à la bouche, les différents thèmes que je vais aborder avec leur planning de publications, planning bien entendu sujet à modification suivant l’actualité. (Entre parenthèse, le numéro du « rappel » de cet été)
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Vendredi 10 septembre : Présentation / introduction
Vendredi 17 septembre : Brefs constats concernant Vitrolles
Vendredi 24 septembre : La mauvaise réputation (10)
Vendredi 1er octobre : L’action sociale (15)
Vendredi 8 octobre : CUCS, Pins et PLU (04)
Vendredi 15 octobre : PLU, PDU et urbanisme (03)
Vendredi 22 octobre : Transport et SMITEEB (02)
Vendredi 29 octobre : Environnement et Agenda 21 (11)
Vendredi 5 novembre : Les nuisances sonores et olfactives
Vendredi 12 novembre : Quelle sécurité (07)
Vendredi 19 novembre : Les Gens du Voyage (05)
Vendredi 26 novembre : Enfin la culture (06)
Vendredi 3 décembre : Des associations vivantes (09)
Vendredi 10 décembre : Ville touristique (14)
Vendredi 17 décembre : Le rôle de l’élu (08)
Jeudi 23 décembre : Les relations avec les collectivités
Jeudi 30 décembre : Le Grand Marseille (12)
Vendredi 7 janvier : Quelles commémorations
Vendredi 14 janvier : Le Stadium
Vendredi 21 janvier : La Poste
Vendredi 28 janvier : Les hautes technologies dont le haut-débit (01)
Vendredi 4 février : La pollution visuelle (13)
Vendredi 11 février : Conclusion à cette aventure
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jeudi 9 septembre 2010

Toujours la Poste

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Jeudi 9 septembre 2010 :
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La Poste vitrollaise fait de nouveau parler d’elle après un week-end en apparence calme, en apparence seulement. Car force est de constater que ce service dit public est en train de continuer à se dégrader, lentement mais surement sur le territoire de notre commune.
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Le bureau du Roucas est exemplaire pour démontrer cette dégradation. La nouvelle réorganisation prévoit la fermeture du bureau l’après-midi, les employés y étant affectés allant renforcer à ce moment là le Centre-Urbain. Seulement durant l’été, le Roucas resta fermé toute la journée plusieurs fois, une semaine entière même en plein cœur du mois d’aout, officiellement de manière occasionnelle et pour des raisons techniques. Sauf que les rumeurs qui courent au sein de l’institution ne vantent pas la même version. D’après-elles, le Roucas aurait été plusieurs fois fermé pour des raisons de manque de personnels, non pas sur ce bureau là, mais sur celui … du Centre Urbain.
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En fait, quoi qu’en dise la direction de la Poste, il semblerait que le bureau du Roucas n’ait comme unique vocation que de servir de régulateur de personnel pour le Centre Urbain.
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Si nous continuons sur le domaine de l’aberration, nous avons avant tout et par-dessus tout ce problème des instances qui sont désormais uniquement regroupés au Centre-urbain. Et c’est sur ce point précis que l’image de la Poste se dégrade le plus. Les vitrollais ne comprennent plus de devoir prendre la voiture et se déplacer sur plusieurs kilomètres pour retirer ces fameux colis alors que la tendance philosophique dans l’air du temps est au contraire d’évier de prendre la voiture.
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Faire sept kilomètres, tourner dans le centre pour trouver une place, faire la queue à l’unique guichet de retrait, alors que les quartiers sud possèdent à proximité le bureau de la Frescoule et les quartiers nord celui du Roucas est une incompréhension totale et une source de mécontentement. Quand de surcroit ce déplacement se produit alors que partout l’on parle d’environnement, de réchauffement climatique, et j’en passe, l’incompréhension se meut alors en colère.
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Ce qui se passe dans notre ville est malheureusement l’illustration flagrante de ce que déclarait François Bayrou le 26 octobre 2008 : « Si vous n'avez comme vision que le profit, alors vous aurez La Poste dans les grandes agglomérations et la privatisation conduira inéluctablement à l'abandonner dans les autres. Telle est la raison pour laquelle nous ne sommes pas d'accord avec la privatisation de La Poste »
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Ainsi, au titre de sa mission de service universel, La Poste a la possibilité maintenir une présence postale forte sur son territoire et une obligation de distribution du courrier six jours sur sept sur l'ensemble du territoire français. Voudra-t’elle la première, on peut désormais en douter si l’on se fit à ce qu’il se passe sur Vitrolles
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C’est pour cela que le Collectif de la Poste dont le MoDem fait parti, appelle à une nouvelle action le 18 septembre 2010 à partir de 9 h 30’ devant le bureau central des Arcades. Il y organise un petit déjeuner revendicatif pour exposer aux habitants de Vitrolles ses doléances.
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Je ne peux que vous conseiller d’y venir si la défense d’un service public de qualité et de proximité est votre opinion.
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mercredi 8 septembre 2010

Jour après jour, au fil de la politique

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Mercredi 8 septembre 2010 :
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La rubrique que vous attendez tous : l’actualité vitrollaise et nationale (politique ou non) au jour le jour. Les coups de cœur comme les coups de gueule, les questions comme les réponses !
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Mercredi 1er septembre : En rentrant sur Vitrolles ce soir, je profite du fait que je ne suis pas « chauffeur » pour lire les papiers concernant le scandale des Cabanons de l’Agneaux et plus particulièrement le rapport sur l’application de la Loi littorale sur les bords de l’Etang de Berre.
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Le rapport est relativement ancien puisqu’il date de 2007 peu de temps avant que la loi ne soit durci mais il me parait peu probable que les faits qui y sont décris aient beaucoup changé en trois ans. Et si l’on se réfère au secteur qui nous préoccupe, l’occupation « illégale » et les rejets dans l’étang y sont pointés du doigt.
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Toutefois, force est de constater que ce point noir n’occupe qu’un petit paragraphe d’un rapport de 157 pages et que beaucoup d’autres choses sont pointés du doigt concernant notre pauvre Etang.
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Ceci-dit, ne nous leurrons pas. La nouvelle mouture de la loi littorale va amener la destruction inéluctable des cabanons de l’Agneau. Autant nous mobiliser pour que ce déchirement se fasse dans les meilleures conditions
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Jeudi 2 septembre : Grand branle bas de combat avec la rentrée des classes et des chiffres surprenant sur notre territoire.
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2006 : 4750 enfants
2008 : 4550 enfants, une fermeture de classe à Lapierre
2009 : 4516 enfants dont 1751 en maternelle, deux classes fermées, une à Pergaud et une à Cézanne et une ouverture de classe d’intégration aux Pinchinades.
2010 : 4416 enfants dont 1733 en maternelle, trois classes fermées, une à Pergaud, une à Raimu et une à Lafontaine,
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Les chiffres ne mentent pas. Les écoles vitrollais se dépeuplent peu à peu et Vitrolles est dans une dynamique de vieillissement de la population. Autant d’éléments à prendre en compte dans l’élaboration en cours du PLU de notre ville.
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Vendredi 3 septembre : Je me rends dans les locaux de la CGT pour assister à une réunion du collectif de la Poste auquel le MoDem appartient. « Moi chez les communistes », qui l’auraient cru !
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Pourquoi pas dès le moment où les buts sont communs et la situation dénoncée intenable ? Pour ma part, aucun état d’âme. Quand une administration aveugle impose aux vitrollais une réforme stupide, il est normal que toutes les bonnes volontés se retrouvent du même côté.
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Fermeture l’après midi du bureau du Roucas, horaire aménagé à la Frescoule, instances regroupés uniquement au centre urbain imposant à tous les vitrollais de prendre leur voiture pour s’y rendre, voilà ce que j’appelle une réforme stupide.
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Samedi 4 septembre : Comme chaque année, barbecue des « anciens », un club informel d’anciens amis de facs. Nous ne nous sommes jamais perdu trop longtemps de vue, nous voyant au minimum une fois par an pour ce barbecue traditionnel que pour rien au monde aucun d’entre nous ne manqueraient.
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Au fil du temps, au grès des mariages et des naissances, notre petite troupe s’est étoffée. L’occasion de se retrouver et de prendre un sacré coup de vieux. D’autant plus important cet année que nous sommes deux à basculer dans le clan des « seniors » !
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Enfin, la « barbaque » était bonne, le bourgogne excellent et le whisky au top. Rien à redire et que des bons souvenirs à garder encore une fois.
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Dimanche 5 septembre : Après le python fugueur dans les égouts, voilà les alligators dans les madrigaux de Vitrolles. Nous ne sommes plus en Provence mais en Amazonie, peut être la conséquence directe du dérèglement climatique !
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Plus sérieusement, il s’agirait cette fois- ci des alligators de Chine, échappés de la ferme aux crocodiles dans la Drome, il y a deux mois, et dont les traces auraient été retrouvé aux abords de notre ville !
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Je reconnais qu’il faudra que l’on m’explique comment ces animaux fugueurs ont pu passer du bassin du Rhône à celui de la Cadière qui, sauf si ma géographie est mauvaise, n’ont pas de point commun.
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Dans notre cas, sans aller chercher dans la Drome l’origine de ces traces, ne faudrait pas plutôt chercher parmi les propriétaires de NAC celui qui aurait relâché la bestiole sans le dire à personne ?
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Attention à nous !

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Lundi 6 septembre : Il y a des jours où l’on devrait rester coucher quand on voit la somme d’emm** qui s’amoncelle. Aujourd’hui est une de ces journées que je qualifie de « Murphy » tellement cette loi semble coller à tous les événements qui me touchent. Pour ceux qui l’ignore encore, je rappelle que la loi de Murphy est aussi connue sous le nom de « loi de l’emmerd* maximum » et que l’on peut définir facilement grâce à sa dérivée la plus célèbre, soit la « loi de la tartine beurrée » qui s’énonce à peu près de cette manière : « toute tartine beurrée qui tombe sur le sol tombera systématique face beurrée contre le sol ».
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Donc, aujourd’hui, je suis en plein dedans et dans sa définition la plus pure. Rarement une de mes journées a été aussi pourrie que celle-ci.
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Donc, je l’oublie le plus rapidement possible et ne m’étendrais pas plus sur cette journée.
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Mardi 7 septembre : Le fait du match entre Brive et Toulon (victoire briviste 27-9) restera l'exclusion sur carton rouge du toulonnais Mafileo Kefu. Auteur d'une belle cravate sur l'arrière briviste Alexis Palisson, le Toulonnais n'aura donc passé que cinq minutes sur le terrain.

Cependant l'Australien n'en est pas à son premier mauvais geste de la sorte. En Australie, il en avait notamment commis un sur son propre frère, Steve (aujourd'hui aux Wasps). La sanction avait alors été familiale et la branlée, mémorable, appliquée avec soin par les mains paternelles. Apparemment la leçon n'a pas été retenue. La commission de discipline devrait donc en passer une nouvelle couche dès jeudi. Kefu risque entre deux et cinquante deux semaines de suspension.
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mardi 7 septembre 2010

Les « Cabanons de l’Agneau », le scandale par excellence.

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Mardi 7 septembre 2010 :
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Les « Cabanons de l’Agneau », le scandale par excellence. Comment les administrations censées éviter ce type de dérive, qu’elles soient municipales, départementales ou nationales ont-elles pu laisser une telle situation se détériorer ?

Avant d’aller plus loin, remettons un peu en perspective cette dérive.

Au départ, un terrain appartenant à une vieille famille vitrollaise coincé entre la route nationale et les bords de l’Etang dans le quartier des Vignettes.

Ensuite, ce terrain divisé en cinq et loué à d’autres familles de la région qui y installent peu à peu des mobiles home à la « place des hangars et abris de jardin » déclaré au cadastre (les plus anciens datant des années 50). Ce qui devait à l'origine être de simples baraquements de fortune où ranger ses outils, s'est transformé, au fil des ans, en maisonnettes, coquettes pour certaines, dangereuses pour d’autres. Et ces 23 « cabanons » sont alors loués (environ 500 euros par mois) à autant de famille. En résumé, une situation que quelqu’un qualifia « d’empilement de propriétaires-locataires »

Au cours des années, ces mobile-homes deviennent de véritables cabanons et les ennuis commencent à la fois pour les locataires et pour l’environnement.

Une nouvelle loi, votée en 2007, interdit l'implantation de mobile-homes sur des parcelles isolées non constructibles. Mais cela ne semble pas troubler les propriétaires des dits mobile-homes.

En 2008, un premier scandale éclate mettant en lumière l’existence de ce quartier : la Société des eaux de Marseille, alertée, découvre que certains de ces cabanons rejettent directement dans l’étang de Berre leurs eaux usées domestiques. La mairie alertée lance une procédure d’urgence mettant en conformité les lieux. Parallèlement à cela, elle saisit les autorités compétentes pour demander l’expulsion et la destruction de ces habitats illégaux.

Mais cette péripétie n’empêche pas les propriétaires des mobile-homes de continuer à les louer tout en faisant le dos rond en attendant que la crise soit passée.

En juin 2009, la DDE escortée des gendarmes débarque sur le terrain pour constater la présence des cabanons. Pour les agents aussi bien que pour les gendarmes, rien de ce qu’ils voient n’est légal et tout doit être détruit en vertu de la loi littorale.

Et ce qui devait arriver arriva : au début de l’été, un locataire demanda des explications à ses propriétaires et ce fut le début du feuilleton de l’été digne de l’affaire Woerth-Bettancourt.

Donc, pour faire court et résumer une longue succession de révélations :

1/ Nous sommes en présence officiellement de terrains « vagues » non constructibles, interdiction renforcé par la loi littorale version 2007. Le lot initial a été divisé en cinq

2/ Vingt trois « cabanons » y ont été construits, les propriétaires reconnaissant l’installation de « Mobile-homes » mais rejetant les constructions en durs postérieures, toute l’œuvres des locataires successifs.

3/ Plusieurs cabanons sont dans un état « insalubre ». Les conditions sociales de leurs habitants sont telles qu’ils peuvent difficilement faire la moindre réparation. Les propriétaires ne reconnaissent que les « mobil-homes » et même s’ils avançaient les améliorations faites par les locataires successifs pour mieux louer leurs biens, ils ne reconnaissent plus ces mêmes améliorations.

4/ Les loyers, de l’ordre de 500 euros par mois, sont payés par les locataires qui reçoivent l’APL de la CAF. Pardon, petit rectificatif : les propriétaires de mobil-homes reçoivent cette partie, un peu moins des ¾ du loyer soit environ 368 euros.

5/ A la suite de l’explosion de cette affaire dans la presse locale, la CAF saisit par l’un des locataires pour le mauvais état d’un logement payé par la caisse, suspend les versements et, après un temps de réflexion, demande au locataire incriminé de rembourser les prestations fournis (Nous sommes chez Kafka sur ce coup là !)

6/ Les différentes recherches faites aussi bien par des organismes au dessus de tout soupçon comme l’UFC Que Choisir ou l’AMPIL démontrent la totale illégalité et la non existence légale des cabanons pourtant connu d’EDF ou de la SEM qui est intervenu en 2008 sur le site. Il semble aussi que les déclarations foncières faites à l’Etat ne soient pas le reflet exact de la situation sur le terrain (et là, sans m’avancer, je pourrais presque écrire que c’est un doux euphémisme).

Un groupe allant du NPA à l’UMP en passant par le PS, le MoDem, le PG, le PCF pour les politiques, des syndicats dont la CGT, des associations comme le DAL et l’AMPIL, de nombreux vitrollais et habitants des bords de l’Etang s’est constitué avec comme objectifs :

A/ Solidarité morale et financière autour de ces locataires
B/ Permettre aux familles de mieux faire face aux huissiers et avocats des propriétaires, ainsi qu’aux méandres de l’administration
C/ Trouver des logements plus décents à ces familles
D/ Empêcher qu’une telle situation se renouvelle

Quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse, ces cabanons seront désormais détruits. Cela prendra le temps qu’il faudra mais cette destruction est inéluctable. Faisons en sorte que pour les habitants de l’Agneau, cette transition se passe de la meilleure des manières possibles.

Lien internet du blog des Cabanons de l’Agneau :
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