jeudi 21 juillet 2011

Désengageent de l’Etat dans l’accueil d’urgence

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Jeudi 21 juillet 2011 :
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Démission d'Emmanuelli : "L'abandon par l'Etat de l'accueil d'urgence est à un point de non retour"
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Yann Wehrling, porte-parole du Mouvement Démocrate, a réagi mercredi 20 juillet à la démission de Xavier Emmanuelli, qu'il a qualifiée de "cri d'alarme" démontrant "la situation d'abandon par l'Etat de l'accueil d'urgence". Il a regretté que le gouvernement ait "délibérément fait un choix dogmatique de ne plus se préoccuper de l'urgence sociale, niant ou ne comprenant pas sa réalité".
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"En démissionnant du Samu Social, Xavier Emmanuelli ne semble pas avoir trouvé d'autre moyen pour alerter sur la situation intenable dans laquelle se trouve aujourd'hui l'accueil d'urgence des quelques 100 000 personnes qui vivent dans la rue. Connaissant l'implication, la valeur et l'engagement de Xavier Emmanuelli, ce cri d'alarme démontre que la situation d'abandon par l'Etat de l'accueil d'urgence est arrivé à un point de non retour, où même les acteurs les plus courageux et sincères n'ont plus les moyens de remplir leur mission.
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Le gouvernement a délibérément fait un choix dogmatique de ne plus se préoccuper de l'urgence sociale, niant ou ne comprenant pas sa réalité. Comme le dit Xavier Emmanuelli, "on aura toujours besoin de structures comme le Samu social. Les gens en détresse dans les villes, il y en aura toujours, ou alors on se résigne et on les laisse tomber".
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Pour notre part, nous ne serons pas du côté de ceux qui se résignent ou qui envisageraient de les laisser tomber car ce serait contraire aux valeurs humanistes qui ont inspiré notre modèle français et européen de solidarité envers les plus démunis. On dit qu'on reconnait une société civilisée à la manière dont elle prend soin des plus faibles, le visage de la société que le gouvernement est en train de modeler est en la matière contraire à l'idée que nous nous faisons de l'Etat et de protection des plus faibles."
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mercredi 20 juillet 2011

Jour après jour, au fil de la politique

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Mercredi 20 juillet 2011 :
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La rubrique que vous attendez tous : l’actualité vitrollaise et nationale (politique ou non) au jour le jour. Les coups de cœur comme les coups de gueule, les questions comme les réponses !
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Mercredi 13 juillet : Cela fait un petit moment que je voulais en parler mais le Front National a son blog sur Vitrolles depuis le mois de juin, blog managé par l’ancien candidat frontiste aux cantonales. Le ton est ouvertement polémique et « on ne cache pas l’origine de la marchandise » à l’inverse de ce que j’ai a pu constater sur d’autres blogs d’autres partis.

Je ne vais pas critiquer les positions puisqu’on sait où l’on est, par contre je suis atterré par le nombre de contre-vérité véhiculées au fil des pages, ces contre-vérités sur les pouvoirs du maire, sur les compétences des collectivités, sur les actions engagées par les uns ou par les autres.

Deux solutions : soit le FN local connait les responsabilités et les compétences du maire, du préfet, du gouvernement, le pouvoir d’action des uns et des autres, et, dans ce cas là, la démarche véhiculé dans ce blog est malhonnête, soit les propos tenus le sont par ignorance, et à ce moment là, non seulement c’est grave pour des personnes briguant des mandatures mais une remise à niveau s’impose le plus rapidement possible.
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Je vais attendre encore quelques papiers pour me faire une idée finale.
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Jeudi 14 juillet : Vitrolles ne disposant pas sur son territoire de troupes régulièrement installée, décide de se tourner vers un défilé peu banal. Un défilé « citoyen » à la gloire des armées de la République, que ce soit les grognards que Napoléon « impérialisa » à ceux en tenue bleue de 1870 en passant par l’Armée d’Afrique ou par les véhicules de la Seconde Guerre Mondiale.
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Je ne peux que féliciter la municipalité pour cette initiative qui va directement dans le sens de ce que j’attends des commémorations, plus dense, plus pédagogique, plus républicaine.
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Une très bonne idée à garder et à développer.
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Vendredi 15 juillet : Alors que je prépare la « revue de presse 1911 », je tombe sur un article d’époque très futuriste envisageant la vie des êtres humains dans un siècle, donc en 2011. On y parle des progrès du téléphone, de l’aviation, de la marine, les maladies sont éradiquées et on vit facilement plus de cent ans.

Paradoxalement, alors que Jules VERNE a écrit « de la Terre à la Lune » 46 ans auparavant, rien sur l’homme dans l’espace.

Alors que la navette « Atlantis » est en train de clore l’épopée américaine de la conquête spatiale avec ce 135ème et dernier vol d’une navette, je ne peux m’empêcher de penser et aux sommes faramineuses dépensées pour ces programmes et à la formidable aventure humaine que furent les programmes Mercury, Gemini, Apollo, Skylab et STS.

Un chapitre se termine et je trouve dommage qu’il n’y en ait pas d’autre, même pas à l’état de synopsis.
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Samedi 16 juillet : En plein milieu de la corvée « course du samedi », je reçois sur mon mobile une batterie de photos en provenance de Haute-Loire. Vu l’heure et la personne qui me les envoie, je m’attendais à trouver des photos soit de troupeaux de vaches, soit de la nouvelle production de fromage qui devait être lancée cette semaine.

Perdu sur toute la ligne. A la place, je découvre des photos d’un autre style de « belles bêtes », des photos de joueurs de l’équipe de France de Rugby prises dans un troquet du Chambon sur Lignon quelques secondes auparavant.

Et quand j’appelle dans la foulée pour dire tout le bien que je pense à l’auteur de ces photos et de la chance qu’elle a de partager un moment du stage de l’EDF en Haute-Loire, je tombe sur un Morgan PARRA hilare, heureux de faire une blague à un inconnu

Drôle d’impression !
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Dimanche 17 juillet : Eva JOLY a lancé un beau pavé dans la mare aux canards en proposant la suppression du défilé militaire et son remplacement par un défilé « citoyen ».
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Je ne vais pas commenter cette proposition car, dans mon idée, ce n’est pas le défilé en lui-même qui doit être remanié mais notre perception des commémorations et du devoir de mémoire.

Je me suis exprimé plusieurs fois sur ce blog sur ce sujet brulant. Pour résumer ma position, je milite pour une limitation du nombre de commémoration, de se limiter aux principales pour leur donner la résonnance qu’elles méritent, d'en regrouper même certaines pour leur donner plus d'impact. (Pour les esprits chagrin, je précise limitation des commémorations pas des jours fériés comme je l'ai entendu du RF Bleue l’autre matin en parlant de la suppression du défilé).

Et si vous voulez la découvrir en intégralité, il vous suffit de lire ma rubrique de mardi.
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Lundi 18 juillet : La Provence fait un long papier sur la démission de Philippe GARDIOL. Je dois vouer que je comprends sa décision. Philippe est un homme d'action et se retrouver dans un conseil municipal sans pouvoir agir, est frustrant. Ans ce contexte, la seule solution viable était de se retrouver à l'extérieur de cet organisme.

Maintenant, concernant sa décision de se mettre en retrait, je la comprends aussi car tout n'a pas été "rose" au plus fort de la crise. Je sais que, de toute manière, il sera toujours présent pour sa ville, une ville qui lui doit beaucoup.

Bonne continuation Philippe
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Mardi 19 juillet : Ah la lenteur administrative !
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Début 2010, étant dans notre cinquantième année, nous avons commencé à recevoir les papiers de l’Assurance Retraite pour, nous écrit on, préparer dans les meilleures conditions, noter futures retraites. On nous demande donc de vérifier voire compléter en cas d’erreur ou de manquement, notre carrière professionnelle.
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Ma femme, par ailleurs mères de trois adorables filles (maintenant, je dis adorables vu qu’elles n’habitent plus chez nous !), reçoit un papier complémentaire début novembre 2010, daté du 30 juin 2010 ! Renvoyé immédiatement, ce papier recense les dates de naissances et numéro de Sécurité sociale de chacune d’entre elle et demande si elles ont été adoptées. Au milieu, une requête demandant la période réelle durant laquelle elles ont été élevés chez nous jusqu’à leur seize ans.
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Etant donné qu’elles n’ont pas été adoptées et qu’elles sont restées chez nous bien au-delà de leurs seize ans révolus, nous avons omis de remplir cette case.
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Tragique erreur puisque nous recevons aujourd’hui par courrier une lettre datée du 12 juillet 2011 pour nous dire que ce formulaire ne peut être pris en compte, étant incomplet, la période « d’élevage » étant absente !
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Je ne vais pas polémiquer sur le fait de connaitre la période durant laquelle les filles sont restés à la maison mais mettre plus de huit mois pour nous renvoyer un papier en nous disant qu’il est incomplet c'est-à-dire que le dossier n’a même pas été traité est quand même « fort en café » !
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Ce sont ces petits détails qui entrainent des images désastreuses pour certains services publics
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mardi 19 juillet 2011

Parlons commémorations et défilés militaires

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Mardi 19 juillet 2011 :
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Les propos d’Eva JOLY ont semé le trouble et le gouvernement a perdu le peu de sang froid qui lui restait. Là, pour le coup, nous avons droit à des phrasés que l’on pensait ne plus avoir à entendre sans oublier quelques raccourcis pour le moins scabreux.
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Et je ne parle même ps de ces « auditeurs » qui appellent le matin France Bleue Provence pour déverser un « savoir » qui ne s’élève pas au dessus de celui affligeant du café du commerce.
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Bon, tout d’abord, ma position sur le remplacement du défilé militaire par un défilé citoyen. Je joue les provocateurs, Eva JOLY ne va pas assez loin ! En fait, c’est la philosophie de toutes les commémorations qu’il faudrait revoir entièrement
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En effet, en ce 14 juillet, alors que j’assistais à la célébration de l’unité de la France, en ce jour férié commémorant non pas la chute de la Bastille comme les béotiens le pense mais bel et bien la Fête de la Fédération, célébrée le 14 juillet 1790, je me suis de nouveau posé la question de la profusion de ces cérémonies et de l’opportunité de bercer notre calendrier républicain d’autant de dates qui ont tendances à dissoudre dans l’anonymat les événements qu’elles sont censées rappeler.
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Pour mémoire, je rappelle qu’a ce jour, les cérémonies mémorielles nationales en France sont au nombre de douze dont trois sujettes à jours fériés :
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Dernier dimanche d'Avril : Journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation, (1954)
8 mai : Jour de l'armistice de la seconde guerre mondiale (1981)
10 mai : Célébration de l'abolition de l'esclavage (2001)
Deuxième dimanche de mai : Fête nationale de Jeanne d’Arc et du patriotisme, (1920)
8 juin : Hommage aux morts de la guerre d'Indochine (2005)
17 juin : Hommage à Jean Moulins (Usage)
18 juin : Appel du général de Gaulle du 18 juin 1940 (2006)
14 juillet : Fête nationale, pour la chute de la Bastille en 1789 (1880)
16 juillet : Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’Etat français et d’hommage aux «Justes» de France,(2000)
25 septembre : Hommage aux harkis (2003)
11 novembre : Jour de l'armistice de la première guerre mondiale (1922)
5 décembre : journée nationale d’hommage aux morts de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, (2003)
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Alors, dans un monde qui va de plus en plus vite et qui a une fâcheuse tendance à perdre la mémoire, autant ces cérémonies mémorielles sont importantes pour ne pas sombrer dans l’oubli, autant leur dilution est contraire au but recherché.
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Il faut aussi faire l'effort de faire comprendre aux français l'importance et la signification. Une commémoration engage tout l'État et, dans cette optique, les hauts fonctionnaires doivent y assister. Mais elle doit aussi rassembler les citoyens et conforter la conscience nationale.
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Il ne faut surtout pas tomber dans la surenchère. Ces dernières années, il y a eut des demandes fortes auxquelles les pouvoirs publics n'ont pas su résister entrainant une multiplication par deux des commémorations nationales (six en 1999, douze cette année) qui diminue d’autant l'effet de chacune d'entre elle.
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C’est pour cela que je milite pour une limitation du nombre de commémoration, se limiter aux principales pour leur donner la résonnance qu’elles méritent.
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Je pense aussi qu’une date aussi marquante que le 11 novembre doit être transformée en une sorte de jour de mémoire à l’instar du « Mémorial day » américain où tous les morts de toutes les campagnes seraient honorés.
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Je pense qu’il est plus que temps de réfléchir sur ce sujet « brulant » et redonner enfin un vrai sens à ce devoir de mémoire, un sens que toutes les générations puissent s’approprier.
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Et pour finir, parlons un peu de ce défilé militaire instauré par décret en 1880. Il intervient moins de dix ans après la déroute des armées française contre la Prusse, moins de dix ans après que la France soit privé des territoire de l’Alsace-Moselle, a un moment où l’opinion publique réclame la réintégration, par la force s’il le fallait de ces départements.
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De plus, ce défilé militaire est instauré neuf ans après la commune de Paris, tragique commune qui vit l’armée écraser et massacrer les « communards ». Par ce défilé, l’Etat rappelait aux parisiens qu’il ne faisait « pas bon » de se révolter contre lui. Un peu comme la fort Saint Nicolas à Marseille, construit sous Louis XIV, et dont les canons étaient tournés vers la ville, non pour la protéger, mais pour mater tout esprit de rébellion.
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Pour être tout à fait complet, le premier défilé sur les Champs Elysée se déroula le 14 juillet 1919 (avant, c’était sur l’hippodrome de Longchamp) et, quand on lit la presse de ces jours là, il ne fait aucun doute que ce défilé pouvait se comparer aux « triomphes » des généraux romains.
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Donc nous avons d’un côté une fête nationale commémorant la fête de la Fédération, rappelant les grands principes de la révolution et de la République, et de l’autre un défilé militaire instauré initialement dans un but loin de celui que François FILLON ou d’autres leaders politiques veulent nous faire croire.
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Maintenant, ceci posé, on peut débattre de la symbolique du défilé militaire du 14 juillet et du rôle des commémorations
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lundi 18 juillet 2011

1935 : L’affaire MALMEJAC – Partie 2 : Premières recherches

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Lundi 18 juillet 2011 :
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Tous les lundis, durant cet été 2011, je vais explorer les méandres d’une affaire qui a bouleversé une longue semaine la ville de Marseille, et au-delà, la France entière : « l’affaire MALMEJAC » ou l’enlèvement d’un enfant en plein jour et au cœur même de la cité phocéenne.
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Ordre des publications :

Lundi 4 juillet 2011 : Présentation
Lundi 11 juillet 2011 : L’Enlèvement
Lundi 18 juillet 2011 : Premières recherches
Lundi 25 juillet 2011 : La piste d’Endoumes
Lundi 1er aout 2011 : La piste de Saint-Just
Lundi 8 aout 2011 : Les médias s’en mêlent
Lundi 15 aout 2011 : Le Boulevard des Fauvettes
Lundi 22 aout 2011 : Devant la justice
Lundi 29 aout 2011 : Conclusion
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I / L'alerte est donnée :

La première chose que fait la mère éplorée est de prévenir son mari de la disparition du petit Claude. Le professeur Malmejac est agrégé de Physiologie à la Faculté de Médecine de Marseille.

Il est en pleine forme et il est en train de donner son cours lorsqu'il est prévenu par téléphone du drame. Abandonnant ses étudiants, il revient de toute urgence à son domicile où il trouve sa femme effondrée et sa bonne d’enfants affolée.

Après avoir écouté le récit de cette dernière, il prend les choses en mains. Accompagné de Georgette Perrachon, il se rend au commissariat du 17ème arrondissement où leurs dépositions sont recueillies par le Commissaire Giorgi.

Pour le commissaire Giorgi, il ne fait aucun doute que l'affaire est très sérieuse. Les deux témoins sont immédiatement, emmenés à l'Évêché, le commissariat principal de la ville, où ils sont accueillis puis de nouveau entendus par le chef de la Sûreté de Marseille, le Commissaire Couplet.

II / Premières recherches :

Le chef de la Sûreté appréhende tout de suite l'ampleur de l'affaire. Il se trouve aux prises avec un enlèvement d'enfant probablement pour des motifs criminels.

La première chose à faire est de lancer un bulletin d’alerte pour quadriller le plus rapidement possible la région et empêcher ainsi la ravisseuse de prendre la fuite. Elle sera alors obligée de se cacher dans un périmètre restreint par rapport au lieu de l’enlèvement, en l’occurrence la métropole marseillaise. Il commence donc par aviser tous les services de police existant en France, diffusant un premier laconique câble annonçant la dramatique nouvelle : « Un bambin de dix huit mois a été enlevé à Marseille. Une vieille femme de soixante à soixante dix ans est l'auteur de ce rapt »

Ainsi, unités de police, brigades mobiles, gendarmeries de tout l’hexagone se retrouvent mis en état d’alerte.

Une fois cette mise en alerte effectuée, il faut donner le renseignement le plus précis possible de l’enfant enlevé. C’est le but de ce deuxième câble diffusé une vingtaine de minutes plus tard donnant le signalement le plus complet du petit Claude : « Enfant âgé de 18 mois, plutôt grassouillet avec un furoncle à la jambe gauche en pleine évolution, cheveux blond, non frisés, yeux bleus. Vêtu d’une combinaison en laine bleue avec une veste assortie, coiffé d’un bonnet blanc agrémenté de fourrure en angora, chaussé de souliers blancs avec des guêtres blanches. Il porte une médaille de piété et une chaine avec une plaque d’identité. Le landau est une voiture de couleur grise aux formes modernes dites aérodynamiques avec des filets blancs. »

Enfin, un troisième câble parle de la ravisseuse. Il s’agit cette fois-ci de son signalement avec, comme on peut le constater, un maximum de détails. :

Signalement de la ravisseuse

Age : Soixante / Soixante dix ans
Taille : petite
Cheveux : Blanc
Corpulence proportionnée à la taille
Vêtue d'un long manteau noir et coiffée d'une toque de même couleur
Porte des lunettes à verre ordinaire
Boite légèrement de la jambe gauche et s'aide d'une canne d'infirme

Toutefois, ce signalement demeure très vague et peut correspondre à toute femme âgée d’une soixantaine d’années portant des lunettes et ayant des difficultés à marcher.

Les forces de police prévenues, l’enquête au sens propre du terme peut enfin commencer. Pour les enquêteurs, la première chose à faire est de retrouver le taxi. En effet, ce taxi est la seule piste existante et le retrouver permettra de se faire une première idée de cette affaire. A ce stade, trois hypothèses peuvent être avancées concernant ce taxi :

• Le chauffeur de taxi est innocent. Il a convoyé en toute innocence l'inconnue, il est probable que la police devra orienter ses recherches sur la piste des malades mentaux.
• Le chauffeur de taxi est au contraire complice de la ravisseuse. La police se retrouve en présence d'un gang et la piste de la pègre doit être développée.
• Le taxi n’existe pas. Le témoignage de la nurse est alors caduc et elle devient le suspect numéro un dans cette histoire

Dans les deux premiers cas, retrouver le chauffeur de taxi permettra d’orienter l’enquête et surtout de savoir où la ravisseuse s’est rendue, une fois son forfait accompli. Les policiers partent donc à la chasse au taxi vert, deux inspecteurs étant plus particulièrement chargés de l'inspection des dépôts de taxi.

III / Premières auditions :

Parallèlement à ces premières recherches, le professeur Malmejac et la jeune Georgette Perrachon sont de nouveau longuement entendus par les inspecteurs de la Sûreté dans les locaux de l'Évêché.

Georgette Perrachon, une jeune fille alerte de seize ans, est depuis le mois de mai en charge du petit Claude. Au fil des semaines, elle a appris à aimer cet enfant. Le récit qu'elle fait aux policiers est identique au récit qu'elle a fait au Commissaire Giorgi. Elle précise de surcroît que :

"Je ne pouvais pas me méfier de cette femme mise avec élégance. Son age m'a inspiré confiance. D'ailleurs, ses déclarations étaient plus que vraisemblables d'autant plus que je l'avais remarquée la veille lorsque, étant venu visiter un appartement libre dans l'immeuble de mes patrons, elle m'avait dévisagée avec insistance."

Cette deuxième audition permet aussi aux inspecteurs d’affiner leurs recherches. Ils s’intéressent plus particulièrement aux détails, principalement à ceux concernant le signalement de la ravisseuse. Mais ils n’omettent pas non plus les autres détails, ceux qui peuvent avoir une importance primordiale pour l'enquête.

Ainsi, parmi les précisions qu’elle donne aux hommes de l’inspecteur-chef Martini, on trouve une description détaillée du taxi dans lequel elle est montée : c'était un véhicule de couleur verte, une conduite intérieure, au siège recouvert de velours à côte de couleurs beige. Le chauffeur possédait une casquette marron, c'est le seul détail dont elle se souvient concernant cet homme..

Autre détail dont se souvient la nurse et qui se révèle avoir une importance primordiale: Le compteur du taxi indiquait quatre francs cinquante lors de l'arrivée au boulevard Perrier. Or, c'est le prix de la course Parc Chanot/Boulevard Perrier. L'inconnue a donc hélé le taxi à proximité du Parc Chanot.

Enfin, il ne faut pas perdre de vue que plusieurs objets sont aussi restés dans le taxi :
• Le landau de l'enfant, aux formes aérodynamiques peinte en bleu gris.
• Un sac de toile avec les jouets du petit Claude.
• Le sac à main de la jeune femme contenant vingt francs.

Les déclarations de la nurse conduisent les enquêteurs à interroger la concierge du 185 avenue du Prado, Madame Lombardi. Ses déclarations confirment les affirmations de la jeune fille. La vieille femme est bel et bien passée la veille dans l'immeuble. Elle était à la recherche d'un appartement à louer. En effet, elle a bien croisé la nurse qui ramenait le bébé de promenade.

Mme Lombardi explique longuement aux inspecteurs qu’une femme en noir, correspondant au signalement de l'auteur du rapt, s'est présentée à elle le 27 après-midi. Elle l’a abordé en lui déclarant : "Je viens de la part de M. Tassy, gérant de l'immeuble, pour louer un appartement." Cela ne choqua pas la concierge car l'immeuble, de construction récente, possède plusieurs appartements encore vacants. De plus, le gérant, M. Tassy, l’a prié de faire visiter les appartements aux locataires potentiels. Elle lui demanda alors si elle désirait l'appartement au premier ou au deuxième étage. La vieille femme se contenta de répondre, avec un grand sourire : "Je veux un appartement à huit mille francs !" La concierge lui fit alors visiter le local disponible du deuxième étage.

L'appartement eut l'air de convenir à l'inconnue. En descendant l'escalier, elles croisèrent Georgette Perrachon qui s'apprêtait à monter dans l'ascenseur en compagnie du petit Claude. La concierge lui souhaita le bonjour mais elle s'aperçut que la femme en noir regardait attentivement la nurse. "Je me rappelle qu'elle dévisagea longuement le bébé mais rien de surprenant à cela car l'enfant est si joli qu'il attire tous les regards !"

La visiteuse prit ensuite congé en lui disant : "L'appartement me plait. Je serais votre locataire. Une seule chose me déplait, la couleur des carreaux de la cuisine. Je passerai voir M. Tassy pour fixer le prix définitif."

Contacté à son tour, le gérant de l'immeuble, M. Tassy, ne confirmera rien du tout. L’inconnue ne s’était jamais présentée à son bureau pour louer un quelconque appartement. Les appartements vides situés au 185 avenue du Prado sont toujours disponibles.

Après ces deux auditions, il ne fait aucun doute aux inspecteurs que la ravisseuse avait obtenu les renseignements dont elle avait besoin pour abuser la concierge, en regardant simplement la pancarte apposée sur la grille en fer forgé bouclant l'accès de l'immeuble et indiquant : « Appartement à louer - Voir Mr Tassy, 51 rue Paradis »

Tandis que les policiers font les premières investigations, la station radiophonique "Marseille-Provence" diffuse à son tour la nouvelle, propageant une onde de choc au sein de la population marseillaise.

Jamais un tel événement ne s'est déroulé en France et encore moins à Marseille. Pour tous les Marseillais, ce ne peut-être que des étrangers à la ville qui ont commis un tel forfait. C'est un procédé digne des Américains !

IV / Une affaire similaire :

Les enquêteurs font immédiatement le rapprochement avec une affaire s'étant déroulé à Marseille une semaine auparavant et dont les modalités et le déroulement rappelle étrangement celle de l'Affaire Malmejac.

Dans ce cas précis, c'est encore une bonne d’enfant qui était visée, employée elle-aussi par un docteur, le docteur Cizali, un médecin marseillais très connu et très estimé, demeurant au boulevard Dugommier. Seule différence avec l'affaire qui nous préoccupe, la jeune fille gardait deux enfants au lieu d'un, un garçon de quatre ans et un autre de huit mois.

La tentative se déroula le samedi 23 novembre 1935. Comme d’habitude, la gouvernante conduisit les deux enfants dont elle avait la charge en promenade au Palais Longchamps. Elle s’était installée à proximité de l’entrée principale, en compagnie d’un petit groupe d'autres nurses. Elle eut la surprise de voir soudain un chauffeur de taxi se diriger vers elle et lui demander de le suivre jusqu’à son véhicule. Il lui expliqua qu’une femme l'attendait, désireuse de lui parler.

Après un court instant d'hésitation, la jeune nurse obéit et suit le chauffeur jusqu'au taxi. Elle y trouve en effet une femme d'une soixantaine d'années, correctement vêtue tout en noir, portant des lunettes, s'appuyant sur une canne avec un bout en caoutchouc. Celle-ci lui expliqua que son patron, le docteur Cizali, venait d'être victime d'un grave accident et qu'il réclamait ses enfants. La vieille femme fut suffisamment convaincante pour décider la nurse à monter dans le taxi avec les deux enfants.

Mais un incident se déroula à ce moment là, incident qui sauva la nurse. Le taxi était trop petit pour pouvoir mettre le landau à l'intérieur. Deux taxis sont alors utilisés et le projet d'enlèvement avorta à cause de ce simple détail.

La jeune gouvernante prévint immédiatement son employeur qui alla trouver la police. Bien entendu, ce fut la Sûreté de Mr Couplet qui fut chargé de l’enquête.

Les policiers vont alors tenter de retrouver l’inconnue mais, malgré la surveillance étroite qui fut exercée autour du domicile du docteur Cizali et des jardins du Palais Longchamp, l’inconnue ne réapparut plus.

Il ne fait aucun doute désormais que c’est la même inconnue qui opéra dans l’affaire Cizali et dans l’affaire Malmejac. Les points de ressemblance sont beaucoup trop nombreux pour être un simple hasard. De plus, le signalement des deux inconnues correspond en tout point. L’enlèvement du Palais Longchamps ayant échoué, la ravisseuse a tenté et réussi son coup au Parc Chanot.

V / Le chauffeur de taxi :

Comme nous l'avons précédemment vu, retrouver le chauffeur de taxi est la priorité principale des recherches. Deux compagnies de taxi opérant à Marseille possèdent des véhicules de couleur verte : Les T.U.P.P. et la société Mattei. L'inspecteur Balligrand se rend au dépôt des taxis T.U.P.P. tandis que l'inspecteur Giordano hérite du dépôt Mattei.

Durant plusieurs heures, inlassablement, les deux inspecteurs vont poser la même question à tous les chauffeurs se présentant aux dépôts après une dure journée de labeur : "Avez-vous chargé vers seize heure au Parc Chanot une vieille femme en noir avec une nurse accompagnée d'un bébé de dix huit mois ?"

Malheureusement, c'est toujours par la négative que répondent les hommes interrogés, au grand désespoir des deux inspecteurs. Mais, vers vingt deux heures, l'inspecteur Giordano entend enfin la réponse qu'il attendait : "Oui !".

Le chauffeur de taxi, qui est immédiatement amené à l'Évêché, est un brave homme du nom d’Albert Tomassone, habitant sur le Vieux-Port, au 1 rue Euthymènes.

Devant les inspecteurs de la Sûreté qui l'écoutent avec une attention soutenue, il explique comment il a été amené à charger l'inconnue à proximité du Parc Chanot.

Le 28 après-midi, il était en maraude et revenait de la Plage par l'avenue du Prado en direction du Parc Chanot lorsqu'il fut hélé vers seize heures à proximité du Rond-point du Prado par une inconnue. Celle-ci était âgée d'une soixantaine d'année, s'aidant d'une canne, habillée avec élégance de noir, portant aussi un manteau de fourrure. Elle prie place dans la voiture et lui demanda de se rendre devant l'entrée principale du Parc Chanot.

Arrivé devant les grilles d'entrée du Parc Chanot, elle descendit du véhicule en le priant de l'attendre quelques instants. Elle revint quelques minutes plus tard en compagnie d'une jeune bonne poussant une voiture d'enfant, qui portait au bras un bébé vêtu de bleu.

Il aida la jeune fille à charger le landau sur le plancher du taxi puis les deux femmes et l'enfant s'installèrent à l'arrière. Sur la demande qui lui en fut faite, Il se dirigea vers le 255 rue Paradis tandis que les deux femmes devisaient tranquillement à l'arrière. Arrivée à cette adresse, la jeune fille descendit et pénétra sans hésiter dans l'immeuble.

A peine la nurse eut t'elle disparue dans l'immeuble que la vielle femme pria le chauffeur de taxi de démarrer et de l'amener au 5 cours Pierre Puget.

Arrivé à cette adresse, il aida la vieille femme à descendre du taxi avec le gamin avant de décharger le landau. Le gamin se mit alors à pleurer ce qui intrigua Albert Tomassone mais il n'osa rien dire. L'inconnue, ayant placé l’enfant dans le landau, régla tranquillement le montant de la course au chauffeur de taxi. Puis elle pénétra dans cet immeuble poussant le landau contenant le bébé.

Ce témoignage est plus que convaincant pour la police, d'autant plus qu'il recoupe parfaitement celui de la nurse. Il ne fait aucun doute que sa bonne foi a été abusée par une habile comédienne. A peine pourrait-on lui reprocher son manque de discernement.

Conséquence directe de ce témoignage capital : L’hypothèse d’une malade mentale en mal d’enfant devient l’hypothèse principale. C’est autour de cette hypothèse que les enquêteurs vont désormais travailler et axer leurs recherches.

VI / Le 5 cours Pierre Puget :

La déposition d’Albert Tomassone est à peine terminée que déjà la police procède à une descente en force au 5 cours Pierre Puget.

Ils trouvent à cette adresse un immeuble à majorité de bureau, hébergeant de nombreux cabinets d'avocats et de notaires. Bien entendu, cette présence engendre de très nombreux va et vient comme l'explique la concierge. Elle habite au quatrième étage et n'a rien remarqué de suspect durant la journée du 28 novembre.

L'immeuble est alors fouillé de fond en comble par la police, pièce par pièce, mais strictement sans aucun résultat. Cela n'étonne pas outre mesure les hommes de la Sûreté. Avant même d'arriver dans l'immeuble, il ne leur faisait aucun doute que la ravisseuse s'était contentée d'attendre dans le couloir, le départ du taxi. Elle avait ensuite quitté l'immeuble pour une nouvelle destination, inconnue celle-là.

De surcroît, cette descente avait un autre inconvénient. Les inspecteurs se présentèrent dans l'immeuble aux alentours de vingt trois heures. A cette heure tardive, les bureaux étaient bien entendu vides. Les rares personnes encore présentes dans les différents locaux étaient ignorantes des faits s'étant déroulés dans la journée.

VII / Les premières hypothéses :

Au soir de cette journée tragique, les hypothèses élaborées par les hommes de la Sûreté sur les raisons de cet enlèvement sont nombreuses. Toutefois, aucune d'entre elles n'est privilégiée par les policiers en charge de l'enquête.

• Vengeance ? : Les Malmejac repoussent avec véhémence cette hypothèse, ne se connaissant pas d'ennemi et étant installés depuis peu à Marseille.
• Chantage ? : Le plus vraisemblable. Mais cela implique des complicités et pourrait donc être l'œuvre d'un gang. Toutefois, cette méthode et cette cible ne correspondent pas au modus-operandi des gangs locaux. De plus, aucune revendication n'est parvenue à la Police ou chez les Malmejac pour étayer cette hypothèse.
• Œuvre d'une malade ? : C'est l'hypothèse que redoute le plus la police car il sera à ce moment là très difficile de retrouver la ravisseuse.

En terme clair, ce 28 novembre 1935, les policiers, menés d’une main de fer par le chef de la Sûreté, Mr Couplet, sont dans le noir le plus complet.
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A suivre la semaine prochaine
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dimanche 17 juillet 2011

L’info du dimanche : Violences domestiques : la loi du silence

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Dimanche 17 juillet 2011 :
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La rubrique dominicale de mon blog, « l’info du dimanche », cette information locale, régionale ou nationale glanée dans la presse et qui m’a fait bondir de colère ou de joie durant la semaine.
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Alors que le rapport sur la sécurité publié par la Cour des Comptes fait encore débat, un autre rapport, publié lui par l’Observatoire national de la délinquance, concerne les violences faites aux femmes et plus particulièrement les violences conjugales.
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A lire, à méditer et pour action

Bonne lecture !
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Violences domestiques : la loi du silence
Par Chloé Woitier - 13/07/2011 – Le Figaro

80% des victimes de violences domestiques ne portent pas plainte, selon un rapport de l'Observatoire national de la délinquance. Parmi celles-ci, les victimes de viols conjugaux, dont seules 2% poussent la porte du commissariat.

30.000 femmes ont été victimes de viols conjugaux au cours des deux dernières années en France. Parmi elles, seules 2% portent plainte contre leur compagnon. Ces chiffres chocs sont issus d'une étude publiée mardi par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), au terme d'une enquête auprès de 40.000 personnes âgées de 18 à 75 ans.

Cette enquête montre que près d'un million de Français ont subi des violences dans leur ménage au cours des deux dernières années. Les femmes sont les principales victimes (près de 60%), essentiellement pour des coups donnés par un ou plusieurs membres de leur famille. Mais la violence peut aussi être sexuelle. Selon cette enquête, 80.000 femmes «ont été victimes d'au moins un viol ou une tentative de viol au sein du ménage», dont près de la moitié ont été perpétrés par le conjoint. Et bien souvent, la loi du silence règne.

«Ces chiffres ne me surprennent pas, cela fait des années que nous les donnons», explique au figaro.fr Emmanuelle Piet, présidente du Comité Féministe contre le viol (CFCV). Cette association, créée en 1985, a lancé il y a un mois la première campagne d'information sur le viol conjugal, avec un spot télévisé percutant. «Rappelons que jusqu'en 1992, le viol conjugal n'était pas un crime. Jusque là, la loi interdissait de pénétrer par contrainte ou par surprise autrui, mais autrui, ça ne pouvait pas être la conjointe !»

Une violence encore taboue

Le viol conjugal reste encore un tabou. Dans de nombreux esprits, il demeure assimilé au devoir conjugal : les époux doivent avoir des relations sexuelles, quitte à se forcer, ou à «forcer» l'autre. Les victimes ont du mal à se livrer, et encore plus à en parler à leur médecin. Selon le rapport, seules 11% des victimes en parlent à leur médecin, de peur que celui-ci n'en parle à l'époux. Les violences physiques sont également peu dénoncées. Seules 20% des victimes se rendent au commissariat, et la moitié porte plainte.

«Ces femmes ne parlent pas parce que ces hommes ne violent pas et ne frappent à la première rencontre. Sinon, elles les auraient immédiatement quittés», explique Emmanuelle Piet. «Elles se retrouvent engluées dans une situation familiale qui s'est installée petit à petit. D'abord le conjoint est jaloux et contrôle les déplacements, les amis, le travail ... puis la sexualité.»

Viennent ensuite les premiers coups. «Selon nos chiffres, 40% de ces hommes violents tapent pour la première fois lors de la grossesse de leur compagne. Ils s'excusent en disant que l'arrivée d'un enfant les chamboule, et qu'ils redeviendront gentils à la naissance. Sauf que rien ne change.»

Deux à trois fois plus d'appels depuis la diffusion du clip

Nombre de femmes subissent du chantage de la part de leur conjoint si elles souhaitent en parler, ou les quitter. «Le chantage se fait sur le mode 'si tu parles, on te prendra les gosses, je me tuerai, ou je te tuerai'» Une menace bien réelle, avec 140 décès dus aux coups du conjoint chaque année dans le pays. Soit une mort tous les trois jours. «Le moment de la rupture est de loin le plus dangereux», indique Emmanuelle Piet.

Selon le Comité Féministe contre le viol, la parole des victimes se libère grâce aux campagnes d'information. «En 25 ans, nous avons écouté et conseillé 41.000 victimes. À chaque fois, on note un pic lorsqu'une campagne a lieu. Cela agit comme un réveil.»

Le spot télévisé sur le viol congugal, diffusé du 14 juin au 15 juillet, n'échappe pas à la règle. «Nous avons reçu de deux à trois fois plus d'appels qu'à l'ordinaire, avec une moyenne de dix appels par jour pour parler d'un viol conjugal», souligne Emmanuelle Piet. «Beaucoup nous ont dit 'c'est fou, j'ai vécu exactement la même chose que dans votre clip'». D'après la présidente de CFCV, près de 30% des femmes ayant contacté le collectif au cours des 20 dernières années ont fini par porter plainte.

Pour contacter le Comité des Femmes contre le viol, vous pouvez appeler le Numéro vert «SOS Viols Femmes Informations» au 0800 05 95 95. Appel gratuit.
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samedi 16 juillet 2011

Un King, un Dieu, une légende et un virtuose …

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Samedi 16 juillet 2011 :
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Le samedi, durant l’été, je mets en ligne une vidéo, une image, une chanson, qui mérite le détour. Je vous laisse découvrir tranquillement ces pépites !
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Aujourd’hui, ce n’est pas une pépite mais bel et bien un moment que je classifie d’inoubliable dans le panthéon du blues.

Imaginez quatre monstres sacrés du blues, guitaristes émérites au point d’être surnommé King, Dieu, Légende Prince, King ou virtuose de cet instrument, qui se retrouvent lors du Crossroads Guitar Festival au Cotton Bowl en Juin 2004.

Je vous laisse découvrir cette version de ‘Rock me baby », standard inoxydable du blues, jouée et interprétée par BB King, Eric Clapton, Buddy Guy et Jimmie Vaughan !
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Bon visionnage
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Lien internet de la vidéo :
http://youtu.be/F4OXrmxDp44
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vendredi 15 juillet 2011

Il y a cent ans : Revue de presse du 10 au 16 juillet 1911

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Vendredi 15 juillet 2010 :
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Une petite revue de presse centenaire et cent pour cent subjective des événements qui se sont déroulés l’été 1911 par le biais de la « bible » de la presse nationale de l’époque : « Le Petit Parisien »
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Lundi 10 juillet 1911 :
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Grève : Les ouvriers du bâtiment, après l’échec des négociations avec les organisations patronales, votent la grève générale. « Les négociations portaient sur la journée de neuf heures et la suppression du tâcheronnat »

C’est devant plus de vingt mille ouvriers que la décision de la grève est prise dans une immense acclamation. Il est à noter que plusieurs incidents se déroulèrent entre les syndicalistes et les forces de maintien de l’ordre, faisant une dizaine de blessés légers, lors de la dispersion de la réunion.

Maroc : Les négociations franco-allemandes ont commencé en secret à Berlin entre l’émissaire français, Mr CAMBON et le ministre des affaires-étrangères allemands, Mr DE KIDERLEN.

Antimilitarisme : Trois syndicalistes appartenant aux syndicats du bâtiment sont arrêtés pour « menées antimilitaristes ». Pierre-Victor VIAN et Ferdinand DUMOND, les deux secrétaires de la chambre syndicale de la maçonnerie et de la pierre, et Auguste BARILAND, conseiller prud’homaux se voient reprocher d’avoir émis des tracts et des circulaires mettant en cause les militaires.

Commémoration : Des étudiants norvégiens en provenance d’OSLO accostent enfin à Paris, au pont Notre-Dame, après avoir rallié les deux capitales à la force de rame sur une imitation d’un drakkar. Cet exploit, les étudiants l’expliquent en voulant célébrer à leur manière les mille ans de l’arrivée des vikings en Ile de France.

Mardi 11 juillet 1911 :

Maroc : Les négociations entre l’Allemagne et la France continuent à se dérouler à Berlin. Bien que, des deux cotés, on veuille rien laisser filtrer, les rumeurs sur des pourparlers satisfaisant et rapide commence à courir dans les milieux dits autorisés.

Tour de France : Cinquième étape : Chamonix – Grenoble (366 km)

Hormis le quotidien « l’Auto » et malgré les prouesses des coureurs de l’époque, le Tour intéresse peu les journaux parisiens. Pour preuve, l’article intégral du compte rendu de la cinquième étape avec pourtant de nombreux cols et une belle bagarre sur le parcours. Maintenant, l’explication de se mutisme s’explique peut-être avec le compte rendu du 13 juillet 1911.

« Le départ de la cinquième étape a eu lieu hier matin à trois heures du matin et malgré l’heure matinale une foule nombreuse se pressait au contrôle du départ.»

Les arrivées à Longwy ont eu lieu dans cet ordre :
1er : Emile Georget (La Française) en 13 h 38’
2 : Paul Duboc (La Française) à 12 minutes
3 : Gustave Garrigou (Alcyon) à 22 minutes
4 : Ernest Paul (Alcyon) à 38 minutes
5 : Jules Nempon à 45 minutes

Mercredi 12 juillet 1911 :

Bâtiment : La grève dans le bâtiment se développe et une bataille de chiffre a commencé entre les différents protagonistes. Ainsi la Préfecture de Police annonce que les salariés du bâtiment représentent 24596 ouvriers dont 18562 seraient en grève (soit 75.46 % de grévistes). Pour le patronat du bâtiment, il y aurait environ 20000 grévistes sur 90000 ouvriers. (Soit 22.22 %) Quant aux syndicats, ils revendiquent 50000 grévistes pour 60000 ouvriers, (soit 83.33 % de grévistes).

La bataille des chiffres lors des grands mouvements sociaux ne date donc pas de quelques années mais bel et bien d’un siècle !

Antimilitarisme : Les syndicalistes accusés d’antimilitarisme conteste les faits en expliquant que les tracts qui accompagnent le « sou du soldat » ne sont pas des tracts antimilitaristes mais des comptes rendus d’actions du syndicat des bâtiments appelant à la conscience des hommes. Ils expliquent qu’ils demandent aux ouvriers syndiqués sous les drapeaux de réfléchir à ce qui se passerait si l’ordre leur était donné, en cas de maintien de l’ordre, d’ouvrir le feu sur des syndicalistes où la probabilité de trouver un frère, un père, un oncle, est immense.

Le « sous du soldat » est la somme prélevé auprès de chaque syndiqué du bâtiment et envoyé aux syndiqués sous les drapeaux. Cette somme représente une aide mensuelle d’environ trente francs d’époque. Il y a 500 soldats en 1911 qui sont syndiqués du bâtiment, c'est-à-dire qui, avant leur appel sous les drapeaux, ont cotisé au minimum un an à ce syndicat spécifique. Lors de l’envoi du mandat, un bulletin retraçant les luttes du syndicat y est joint. C’est le contenu de ce bulletin qui est jugé « antimilitariste » par la justice.

Maroc : La presse française reprend la courte déclaration faite par le Ministre des Affaires Etrangères, Mr De SELVES, devant la Chambre des Députés, où le gouvernement reconnait officiellement que des négociations sont en cours avec l’Allemagne. Toutefois, comme on peut le constater, les informations sur ces négociations sont quasiment nulles :

« Je comprends le désir de la Chambre d'être renseignée le plus tôt possible sur les incidents qui ont marqué l'envoi d'un navire allemand à Agadir. A l'heure actuelle une conversation est engagée, de demande à la Chambre de permettre la conversation de se poursuivre avec la haute tenue qui convient à deux grandes puissances qui causent entre elles. Le moment venu le gouvernement dira ce qu'il aura fiat et il demandera à la Chambre d'apprécier et de juger.

Je prie la Chambre de faire crédit au gouvernement et je lui donne l'assurance que la conversation sera engagée, et poursuivie avec le souci persistant et inébranlable de ce que commandent l'intérêt et la dignité de ce pays (Vifs applaudissements. ) et le souci de maintenir, avec la puissance avec laquelle cause la France, des rapports de bonne entente et de haute loyauté. (Vifs applaudissements.) »
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Jeudi 13 juillet 2011 :
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Maroc : la nouvelle d’incident au Maroc entre troupes régulières espagnoles et ressortissants français installés à El-Ksar parvient à Paris qui demande immédiatement des explications à l’Espagne.

A Berlin, les rencontres entre français et allemands se poursuivent sans que rien ne transparaissent sur les propos tenus. Un exploit à cette époque !

Récompense : Le général Gallieni des troupes coloniales reçoit la médaille militaire à l’occasion des cérémonies précédant le 14 juillet. Le général est, par ailleurs, grand croix de la Légion d’honneur depuis 1905.

Bâtiment : La grève tourne au tragique à La Villette quand des grévistes s’en prennent à des ouvriers encore en train de travailler. L’un des ouvriers poignarde mortellement un assaillant gréviste qui meurt avant son arrivé à l’hôpital.

Alors que se déroule ce fait divers tragique, représentants des syndicats et délégation du patronat se rencontre pour essayer de trouver une solution à la crise. Les deux partis sont optimistes sur l’avancée des négociations.

Tour de France : Sixième étape : Grenoble – Nice (348 km)

Les Alpes ont commencé à faire des ravages puisque seulement 48 coureurs ont pris le départ, encore à trois heures du matin de cette étape. Comme d’habitude, « une foule nombreuse les a acclamée au départ ». A cette époque là, le « copie/collé » n’existait pas mais les journalistes avait du trouver son équivalent.

Les arrivées à Nice ont eu lieu dans cet ordre :
1er : François Faber (Alcyon) en 13 h 17’
2 : Gustave Garrigou (Alcyon) à dix minutes
3 : Charles Cruppelandt (La Française) à onze minutes
4 : Paul Duboc (La Française) à vingt minutes
5 : Ernest Paul (Alcyon) à une demi-longueur

« Alcyon vient encore en tête. Une fois de plus, la construction impeccable de cette bicyclette a donné la victoire au coureur qui la montait. Nul éloge n’est à faire : les résultats probants s’il en fut, viennent de nouveau confirmer la réputation mondiale de la célèbre marque Alcyon. »

Le Petit Parisien semble avoir choisi son camp : des articles dithyrambiques lorsque l’équipe Alcyon gagne, les résultats bruts quand une autre équipe l’emporte …
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Vendredi 14 juillet 2011 :
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Maroc : L’Allemagne procède à un remplacement de navire à Agadir, la canonnière Panther quittant définitivement les eaux marocaines, immédiatement remplacé par l’Eber qui vient ainsi épauler à son tour le croiseur Berlin toujours présent au Maroc.

Bâtiment : La presse parisienne rend compte du meeting monstre s’étant déroulé ma veille à Ménilmontant regroupant entre six et dix mille grévistes. Ils écoutent de nombreux orateurs dont Edouard Ricordeau, un syndicaliste anarchiste recherché depuis longtemps par la police.

Lors de la dispersion, plusieurs échauffourées éclatèrent entre grévistes et forces de l’ordre, faisant une dizaine de blessés

Pays de Galles : L’Angleterre remet au gout du jour l’intronisation du Prince de Galle, cérémonie abandonnée depuis plusieurs siècles. C’est au cœur des antiques murailles du château de Carnavon que le Roi Georges VI assura la cérémonie d’investiture de son fils ainé, Edouard (futur Edouard VII).
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Samedi 15 juillet 1911 :
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Fête nationale : L’éditorial du Petit Parisien :

« Le 14 juillet a été fêté hier à Paris, dans les départements et à l'étranger par les colonies françaises avec un entrain, qui doit sans doute imposer quelques réflexions aux derniers adversaires de la République.

Quelque entrée dans les habitudes courantes que soit cette solennité, quelque réguliers qu'apparaissent les divertissements et spectacles qui la marquent, elle est, pour des millions de citoyens, l'évocation d'une date unique de notre histoire et l'on peut ajouter, de l'histoire elle rappelle que le peuple français, en prenant la Bastille, a démantelé l'ancien régime, abattu l'absolutisme et préparé l'avènement de la démocratie.

Si la République, qui, à juste titre, s'est approprié ce glorieux anniversaire, est encore discutée ce n'est plus que dans des cercles restreint. Elle s'est si bien identifiée avec la France elle-même, que la fête de la République est devenue pour tous, hormis quelques-uns, la fête de la France.

Mais en saluant un passé déjà lointain, un événement célèbre entre tous, et d'où data l'affranchissement de la nation, nous devons aussi porter nos regards en avant. La démocratie n'est pas un régime figé, une chose stagnante. Ce qui fait sa beauté et sa force, c'est qu'elle est susceptible de progrès indéfinis, d'une évolution continue, sans que son principe ne soit jamais ébranlé. »

Fête nationale : le défilé, comme toutes les années, se déroule sur le terrain de l’hippodrome Longchamp où l’armée est acclamée par une foule en liesse. Suivant la tradition, le Président de la République, Armand Fallières, remets les drapeaux à trente sept régiments d’artillerie, avant de décorer les récipiendaires de la Grand Croix de la Légion d’Honneurs.

Le défilé se conclut par la traditionnelle charge de la cavalerie française.

Maroc : Après les trois entretiens qui ont eu lieu entre M. Jules Cambon et le ministre allemand des Affaires étrangères, le gouvernement allemand estime maintenant qu’il appartient à Paris de préciser la situation et de dire ce qu'il pense au sujet du point de vue exposé par M. de Kiderlen-Waechter.

Malgré le fait que rien ne filtre de ces négociations, celle-ci semblent ne pas se heurter à des difficultés insurmontables. Les observateurs pensent que l’Allemagne ne se place plus entièrement sur le terrain de l'acte d'Algésiras, qu’il ne conteste plus les droits politiques de la France au Maroc, mais qu’il défend énergiquement les intérêts économiques de l'Allemagne et désire se voir attribuer quelques compensations territoriales.

Ces mêmes observateurs pensent que l’Allemagne demande des compensations, non au Maroc, mais dans d’autres régions d’Afrique qui l’intéresse plus.

Bâtiment : A l’appel des syndicats, à l’occasion de la Fête Nationale, aucune manifestation ne se déroule et aucun incident n’est à déplorer. Une journée de calme qui tranche avec l’agitation de la semaine passée.

Tour de France : Septième étape : Nice – Marseille (334 km)

Le départ de la septième étape du Tour de France (Nice-Marseille) a été donné hier matin, à trois heures du matin pour les 46 concurrents restant encore en course. Pautrat n'a pu partir à cause de sa machine en mauvais état.

Après avoir été signer au contrôle de Sospel, les concurrents sont revenus à Nice après avoir parcouru une boucle de 95 kilomètres dans l’arrière pays niçois avant de s’élancer vers la capitale phocéenne.

Les arrivées à Marseille ont eu lieu dans cet ordre :
1er : Charles Cruppelandt (La Française) en 12 h 14’
2 : Emile Georget (La Française) à un quart de roue,
3 : Jules Nempon à dix minutes
4 : Paul Duboc (La Française)
5 : Gustave Garrigou (Alcyon)

Comme ce n’est pas un membre de l’équipe Alcyon qui emporte l’étape, pas d’article dithyrambique sur le vainqueur de l’étape !

Dimanche 16 juillet 2011 :

Maroc : Les journalistes ont tellement peu à se mettre sous la dent concernant les négociations franco-allemande que la crise d’Agadir quitte la première page des quotidiens français. Ci après l’article in-extenso du Petit-Parisien du 16 juillet 1911 :

« Bien qu'une note officieuse ait fait connaître, à Madrid, le sens de la réponse que l'Espagne comptait adresser au gouvernement français, au sujet des incidents d'El- Ksar, cette réponse n'était pas encore, hier soir, parvenue à Paris.

Les pourparlers franco-allemands se poursuivent avec une rapidité croissante ce qui semble prouver qu'ils sont arrivés à une étape décisive. M. Cambon a conféré, hier, avec M. de Kiderlen-Waechter, et M. de Selves a reçu M. de Schoen.

De son côté, M. Caillaux s'est entretenu avec l'ambassadeur d'Angleterre. Le Lokal Anzeiger a recueilli le bruit que le général Moinier conduisait une colonne vers Marrakech. Cette rumeur est absolument fausse. Marrakech est tout à fait en dehors de notre programme d'action, et le général Moinier va rester quelque temps à Casablanca, pour se remettre de ses fatigues.

Il y a lieu, enfin, de démentir une seconde fois la nouvelle de la venue de M. Stolypine, le premier ministre russe, à Paris. »

Bâtiment : La situation reste stationnaire depuis jeudi, les grévistes se sont contentés, hier encore, de venir faire viser leurs cartes dans les permanences établies depuis le début du mouvement. La « chasse aux renards » se trouve forcément suspendue, la presque totalité des chantiers étant clos jusqu'à demain matin.
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Le comité central de grève a, dans sa dernière séance, décidé de tenir lundi un grand meeting intercorporatif, au cours duquel seront présentées différentes propositions propres à l'organisation du débauchage des quelques ouvriers qui oublient leurs devoirs
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Fête nationale : La presse quotidienne revient sur une violente bagarre qui a opposé les habitants d’un village de la Drome avec des « romanichels » (ce que nous appelons désormais les Gens du Voyage) à l’occasion du traditionnel bal national. Les causes de la bagarre sont inconnus mais les conséquences graves puisqu’un villageois, un épicier, a été tué d’un coup de couteau et deux autres habitants grièvement blessés.
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Trois Romanichels ont été arrêtés par les gendarmes et le campement est sous la surveillance d’un détachement militaire envoyé en urgence d’Orange pour rétablir l’ordre.
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jeudi 14 juillet 2011

Quelques considérations sur le 14 juillet

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Jeudi 14 juillet 2011 :

Quelques précisions et considérations, jetées en vrac, sur cette journée historique pour la France qu’est le 14 juillet.

Le 14 juillet est la date historique de la prise de la Bastille, événement majeur de la Révolution française. Cette journée est considérée par tradition comme marquant la fin de l’Ancien Régime et le début de la Révolution Française. Cette reddition eut un impact non quantifiable sur le monde de l’époque, de la France à la Russie impériale en passant par Londres, un impact sur l’opinion que l’on pourrait comparer à la chute du mur de Berlin deux siècles plus tard.

Contrairement à la croyance populaire, la commémoration par la République du 14 juillet ne correspond pas à cette chute de la Bastille. Instaurée en 1880, la République commémore en fait la date de la Fête de la Fédération, fête voulue par l’Assemblée pour célébrer la réconciliation de la Nation, organisée le 14 juillet 1790, où les députés des 83 départements de l’époque furent réunis tous ensemble pour la première fois et où Louis XVI prêta serment à la Nation et à la Loi.

Concernant la prise de la Bastille, beaucoup de chose ont été dite, beaucoup de chose ont été véhiculé. Le peuple avait imaginé que la forteresse renfermait beaucoup de victimes de l’arbitraire. On dut se rendre à l’évidence lors de sa chute : elle ne comptait que sept prisonniers : quatre faussaires, dont le procès était en cours d'instruction ; deux fous, Auguste Tavernier et de White ; un noble, criminel, enfermé à la demande de sa famille, le comte de Solages. Pas de Marquis de Sade, comme la rumeur l’a véhiculé : il était alors interné à l’hospice des malades mentaux de Charenton !

L’imagerie révolutionnaire a largement contribué à entretenir le mythe d’une Bastille abritant des cachots où pourrissaient les victimes de la monarchie alors qu’en fait elle avait perdu en partie cette fonction depuis longtemps, étant un simple dépôt d’armes. C’est d’ailleurs pour ces armes que l’assaut révolutionnaire fut donné et non pour libérer qui que ce soit.

La Bastille fut ensuite démolie sous la direction de l'entrepreneur Palloy. Celui-ci monta un commerce annexe en transformant les chaînes de la Bastille en médailles patriotiques et en vendant des bagues serties d'une pierre de l'ancienne forteresse.

Comme quoi, tout peut être mercantile en ce bas monde !
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mercredi 13 juillet 2011

Jour après jour, au fil de la politique

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Mercredi 13 juillet 2011 :
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La rubrique que vous attendez tous : l’actualité vitrollaise et nationale (politique ou non) au jour le jour. Les coups de cœur comme les coups de gueule, les questions comme les réponses !
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Mercredi 6 juillet : la Provence d’aujourd’hui, profitant d’une remise de diplôme à 27 jeunes méritants, fait son dossier sur le « service civique », cette usine à gaz sensée remplacer, du moins en parti, le service militaire.
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Je fais parti de ces personnes qui militent désormais pour le retour su service militaire obligatoire, non pas parce qu’une guerre est à craindre, mais tout simplement parce que je suis intimement convaincu que le SM était un instrument formidable d’intégration et de prise e, compte des valeurs de la République.
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Un service civique basé sur le volontariat ne peut avoir les mêmes résultats puisque les jeunes volontaires ont déjà es bases du sens civique et des valeurs de la république.

Je pense qu’il y a encore moyen d’améliorer la chose.
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Jeudi 7 juillet : Je dois avouer qu’à l’inverse de quasiment toutes mes connaissances, je n’ai pas ressenti le tremblement de terre et je n’ai donc aucun commentaire à faire sur cet événement qui n’est pas sans rappeler le film « 2012 » diffusée deux jours auparavant.
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Par contre, j’ai entendu et senti le passage de cet avion lourd porteur au raz des toits des Pinchinades, à 23 h 41’, faisant trembler les murs et tomber le vase de l’entrée. On pouvait même compter les boulons rivetant les ailes.
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Heureusement que sur le site de l’aéroport de Marignane, on explique le plus sérieusement du monde que les avions décollent et atterrissent avec toutes les précautions de sécurité possible. Parce que je ne savais pas que passer à une altitude d’une quinzaine de mètres (je suis marseillais) au dessus des Pinchinades est une norme de sécurité !
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Vendredi 8 juillet : Etrange, étrange. Les témoins devant parler sous « X » lors du procés du cambriolage meurtrier d’une boulangerie du Canet ne témoigneront pas, « par peur » dira leur avocat. Pire, le seul des trois qui avait accepté de le faire, s’est fait la malle et est introuvable.
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Je ne peux que faire le lien avec cet autre cambriolage du 23 mai 2011 et dont la presse s’était fait largement écho. Le cabinet d’un avocat avait été visité mais seulement ses dossiers avaient été fouillés, un seul d’entre eux disparaissant. Un seul dossier volé et rien d’autre, voilà qui est étrange.
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Alors, question à dix euros : d’après vous, quel était ce dossier ? Celui bien sur du cambriolage meurtrier du Canet … D’accord, les identités n’y sont pas mais toute la procédure, elle, y était …
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De là à y voir une relation de cause à effet …
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Samedi 9 juillet : Les Bouches-du-Rhône vivent une période « gens du voyage » des plus intéressantes car les communautés évangélistes semblent s’être multipliées comme les petits pains à Cana.
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Samedi, ce fut la course poursuite dans tout le département : chassé de Puyricard, empêché de s’installer à Grand Littoral, bloqué sur Fontblanche et le Parc du griffon, les routes de notre département étaient littéralement envahi par un nombre impressionnant de caravanes.
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Un véritable western sur les routes locales et une situation de statuquo le soir. Il est plus que temps désormais de s’inquiéter de faire appliquer la loi, et en urgence en plus.

Au fait, juste comme cela en passant, les aires de Grand Passage sont de la compétence de la communauté du Pays d’Aix et non de l’Etat. Par contre le retard dans la publication du Schéma Départemental est lui imputable à la Préfecture et donc à l'Etat.

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Dimanche 10 juillet : Après un dimanche de fou, un de ces dimanches où ma maison ressemble plus à un all de gare un jour de grand départ qu’au petit nid douillet qu’elle devrait être, je me pose enfin sur la terrasse, le verre de whisky et le dernier John VERDON paru chez Grasset.
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Imaginez : Un jour, vous recevez un poème, mystérieux, vous intimant de penser à un nombre. Celui qui vous vient à l’esprit, c’est le nombre 658. Or, dans la lettre suivante, reçu tout aussi mystérieusement, votre correspondant vous annonce que vous avez pensé à ... 658 !
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Toutes les ficelles du bon vieux thriller avec serial-killer sont là, mâtinées d’un mélange de Sherlock Holmes et d’Hercule Poirot. …
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Un bon polar de l’été, comme je les aime, sans « gore » à toutes les pages.
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Lundi 11 juillet : Pour la première fois depuis longtemps, un institut de sondage (Louis Harris pour ne pas le nommer), crédite François BAYROU d’un score à deux chiffres, et cela quelque soit les cas de figures proposées. Dans ma petite tête, je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec une certaine semaine de fin juillet 2006 quand un institut de sondage crédita aussi notre leader d’un score à deux chiffres avant la montée inéluctable à partir de janvier 2007.
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Si les sondages des prochains mois viennent confirmer la dynamique actuelle, nous pouvons tous imaginer le potentiel d'une candidature de François Bayrou en 2012
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Le travail est devant nous. Nous sommes à la manœuvre en salle des machines, tranquillement, alors que les autres s’agitent et se déchirent. Ne nous leurrons pas car seul le fond, la créativité, la vérité, les valeurs, parleront aux français. Et nous avons tout cela
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Serions-nous sur la bonne voie ? J’ose l’espérer.
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Mardi 12 juillet : Le SMITEEB vit ses derniers jours à en croire le Schéma Départemental de Coopération Intercommunale des Bouches-du-Rhône, le fameux SDCI13 présenté le 22 avril dernier par le préfet. Le motif est tout simplement que ses compétences sont reprises par le Syndicat Mixte des Transport des Bouches-du-Rhône (normal, le SMITEEB y adhère) et que son territoire est déjà pris en charge par d’autres AOT.
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Cette simplification va dans le sens de mes convictions puisque je milite depuis de nombreuses années pour une simplification et de la tarification et des transports dans notre département.
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Toutefois, cette disparition annoncée m’inquiète encore un peu puisque le SMITEEB opérait sur plusieurs collectivités territoriales permettant par exemple aux gens de Marignane, donc sur MPM de se rendre à Berre, sur l’Agglopole via Vitrolles et la C.P.A.
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C’est cette fluidité dans le transport en commun urbain, sur un bassin de travail précis (Berre/Marignane/Vitrolles) qui ne doit surtout pas disparaître et sur lequel je serais particulièrement vigilent.
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mardi 12 juillet 2011

"Nous partons de la vérité pour aboutir à la volonté"

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Mardi 12 juillet 2011 :
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François Bayrou a tenu, samedi 9 juillet, une conférence de presse en clôture du Conseil national du Mouvement Démocrate, qui se tenait à l'Assemblée nationale, à Paris.
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« Merci beaucoup. C’était donc la première réunion du nouveau Conseil national, puisque partout en France ont eu lieu des élections qui ont renouvelé le parlement du mouvement et qui ont en même temps renouvelé les responsables départementaux, avec des résultats intéressants, puisqu’il y a eu près de 50 pour cent de responsables nouveaux qui ont été élus. Le Conseil national est donc renouvelé à peu près pour moitié. Il est à la fois paritaire et représente l’ensemble du territoire national.
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Cette rencontre du nouveau Conseil national élu est intervenue dans un climat très préoccupant pour la France et dans une période dans laquelle s’ouvre l’échéance majeure que nous connaîtrons l’année prochaine en France, c’est-à-dire les élections présidentielle et législative.
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Le premier sujet brûlant a été illustré hier par l’annonce de chiffres catastrophiques pour le commerce extérieur de la France, puisqu’une nouvelle fois, et c’est la troisième fois depuis le début de l’année, on a battu le record de tous les temps du déficit extérieur de notre pays. Comme chacun l’imagine bien, quand un pays est obligé d’acheter à l’extérieur plus qu’il ne peut vendre, cela veut dire que c’est un pays qui s’appauvrit à un niveau qui n’a jamais été atteint en France depuis des décennies.
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La perte sur les seuls 31 jours du mois de mai a été de 7,5 milliards d’euros et comme la perte avait déjà été de 7,2 milliards d’euros au mois d’avril, cela représente en deux mois 15 milliards de déficit, 15 000 millions d’euros qui ont été adressés à tous les pays qui nous entourent !
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Cette situation est accablante pour notre pays et pour son avenir. Pour nous, c’est un grand sujet de préoccupation. Ceux qui nous suivent depuis longtemps savent que pour notre mouvement, c’est quelque chose d’extrêmement fort. Si nous n’inversons pas ce mouvement, le modèle français n’y survivra pas. Bien entendu, j’aurai dans les mois qui viennent l’occasion de m’exprimer sur ce sujet, parce que je crois que les conditions ne sont pas remplies pour que nous inversions cette hémorragie à laquelle la France est soumise. C’est l’incapacité à soutenir le projet national du pays qui est en cause.
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Deuxième sujet extrêmement lourd, qui a été illustré par la polémique absolument infondée, qui a été lancée par le Ministre de l’Intérieur, à propos du rapport de la Cour des Comptes sur la sécurité du pays. Ce rapport dit une chose très simple : les résultats ne sont pas là et ne sont pas à la hauteur des annonces multiples, des réorganisations proclamées qui ont été faites dans notre pays.
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Cela veut dire simplement que l’orientation générale de la politique de sécurité n’est pas la bonne et que les résultats ne sont pas au rendez-vous. C’est très préoccupant et très choquant pour les Français surtout de la part d’un Gouvernement qui a mis ce chapitre au premier rang de ses urgences et priorités. D’ailleurs on pourrait regarder de la même manière ce qu’est la réalité de l’immigration après la multiplicité des annonces qui, au travers du temps, ont été faites notamment entre les chiffres proclamés et la réalité du pays. Même dans les priorités du pays, on est devant une réalité que les Français jugent très sévèrement, presque douloureusement parce qu’ils savent que l’affirmation publique et en décalage avec la réalité. Par exemple, je reviens au commerce extérieur : quand le Gouvernement ou les responsables du pouvoir nous disent « la crise est derrière nous, nous dû faire beaucoup d’efforts mais aujourd’hui ça va mieux et on voit bien que la reprise est là, que la croissance est repartie » tout le monde sait intuitivement que ce n’est pas vrai.
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Quand l’INSEE dégrade l’espérance économique de la France et ça a été le cas hier, en disant que l’on atteindrait pas au deuxième semestre les chiffres qui ont été envisagés et que l’on se contenterait d’un croissance de 0,2 points sur 3 mois, c’est-à-dire extrêmement loin des 2,5 pour cent qui ont été annoncés. L’INSEE ne fait que faire le constat des difficultés qui sont rencontrées par les Français dans la vie de tous les jours car ces réalités de bilan, les gens les vivent, ce n’est pas seulement des réalités que l’on voit de loin. Il faut donc préparer pour la France un avenir différent.
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Cet avenir nous avons la capacité de le penser différent parce que nous avons choisi d’être indépendant et naturellement vous voyez à quel point les forces politiques, qui sont engagées dans des alliances mécaniques, qui ont d’ores et déjà choisi la dépendance à l’égard des deux grands partis ces partis-là, les partis traditionnels français et traditionnellement dominants, ces partis-là sont dans l’incapacité de parler parce qu’ils sont obligés de dire que, pour les uns que le bilan est bon et pour les autres ils noueront des alliances au second tour dont on connaît déjà la destination.
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Nous pensons, et nous aurons des semaines pour le dire et le défendre, que les promesses qu'on fait et les solutions qu’on propose aujourd’hui, que ce soit la continuité ou l’alternance du PS, ne correspondent pas aux attentes et à la situation du pays. J'ai par exemple été heureux que Manuel Valls et Jean Marie Le Guen disent l’un et l’autre que ça n’était pas vrai qu’on créerait 300 000 emplois jeunes et qu’il n’était pas vrai qu’on reviendrait à la retraite à 60 ans. Cela signifie pour nous que, dans le pays, un certain nombre de réalités s’imposent. La nouvelle conscience qui en train d’apparaître selon moi, cela présage une démarche politique nouvelle pour la France et nous serons au rendez-vous de sa définition, de son élaboration et de sa préparation.
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C’était un Conseil national de mobilisation, utile, et la prochaine rencontre en groupe que nous aurons ce sera notre Université de rentrée, les 16, 17 et 18 septembre à Giens, que nous abordons d'ores et déjà dans un esprit d’ouverture et de rassemblement.
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Je suis allé à Angers samedi dernier, il y a exactement une semaine, à l’invitation de Jean Arthuis et de son organisation l’Alliance centriste. J’y suis allé pour dire que ce défi immense de redresser notre pays, nous devons le relever ensemble. Pas seulement avec ceux qu’on appelle « centristes », parce que je pense que la démarche de redressement dépasse même le Centre. Naturellement, les femmes et les hommes qui appartiennent à ce grand courant démocratique y ont toute leur place par vocation. Parce que le choix politique qui est le nôtre, qui est de construire une politique à partir de la vérité qu’on dit au pays, pas à partir de promesses, pas à partir de mensonges, pas à partir de faux semblants, mais à partir de la vérité qui est seule mobilisatrice. Je ne vais pas reprendre une citation historique qui disait que « seule la vérité est révolutionnaire », mais en tout cas, seule la vérité permet le redressement.
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Nous croyons dur comme fer, dur comme béton à cette démarche qui part de la vérité pour arriver à la volonté politique. C’est notre maxime et c’est notre choix. En des temps aussi graves que je viens de définir et d’illustrer à l’instant, c’est la seule réponse possible q’une vie démocratique puissante et juste puisse trouver.
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C’était l’ambiance et le climat et le mot d’ordre de ce Conseil national. »
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